La petite dame et le bazooka

J’aimerais te montrer quelque chose. Regarde un peu par ici. Oui, cette petite dame âgée qui entre en boitillant dans l’église pour la réunion de prières. La voilà. Modestement vêtue et un peu voûtée.

J’aimerais te montrer quelque chose. Regarde un peu par ici. Oui, cette petite dame âgée qui entre en boitillant dans l’église pour la réunion de prières. La voilà. Modestement vêtue et un peu voûtée.

Mais regarde encore ! Soudain, tu as une « vision flash de l’intérieur » et voilà qu’elle ressemble à Rambo : un couteau de chasse entre les dents, un baudrier de cartouches sanglé sur l’épaule, un fusil automatique prêt à tirer dans la main, un bazooka accroché dans le dos, des grenades attachées à la ceinture.

Tu sais quoi ? C’est peut-être bien ainsi que Dieu voit nombre d’obscurs combattants dans la prière. Souviens-toi de cette idée pour la suite.

L’autre jour, j’ai lu : « Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s’écria: Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture. Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié… » (Jean 7:37-39 LSG)

Fleuves d’eau vives ?

Des fleuves d’eau vive coulent de notre sein quand l’Esprit réside en nous ! A quoi cela ressemble-t-il quand ces fleuves coulent, en réalité ?

Est-ce que nous agitons nos bras en criant « Au nom de Jésus » à pleins poumons ? Est-ce que nous prenons une voix de prédicateur et prions jusqu’à ce que les derniers rangs tremblent et disent « Un grand homme a prié ! »

Est-ce que nous marchons vers le tronc et, comme un footballer qui glisse sur ses genoux devant la foule pour avoir marqué un but, y mettons assez d’argent pour faire pâlir Salomon ?

Des fleuves ou des ruisseaux ?

Je sais que l’Esprit réside réellement en moi, mais j’ai souvent le sentiment que ces rivières tiennent davantage d’un petit ruisseau qui coule de mon cœur. Comment puis-je permettre à des fleuves puissants de couler ?

  • En nettoyant ce qui bloque le courant.
  • En ayant une meilleure connexion avec la Source.
  • En coulant vers quelque chose. Un fleuve doit aller quelque part. Gagner les perdus. Servir les frères et sœurs. Être là pour ceux qui ont besoin d’un appui. Laisser Dieu œuvrer plus puissamment à travers nous.

Mais peut-être l’eau coule-t-elle plus fort que nous ne le pensons. Tu te souviens de la dangereuse vieille dame du premier paragraphe ? Quand elle prie, le ciel tremble et les choses changent. Dieu te voit peut-être différemment de la façon dont tu te vois, toi.

Tu pries pour ce voisin.

Tu écoutes cet ami.

Tu es allé à l’église alors que tu étais fatigué ou irrité par quelque chose. Les autres avaient besoin de te voir. Ils tirent de la force de ta présence.

Tu loues Dieu matin, midi et soir.

Tu as donné pour répondre à ce besoin.

Tu as pardonné alors que tu voulais te venger.

Tu as prié avec tes enfants. Et pour eux.

Tu étais là pour cette personne qui en avait besoin. Tu as écouté son histoire interminable alors que tu avais envie de hurler.

Tu as résisté à ce besoin pressant de participer à ce juteux commérage sur une personne absente.

Tu vois, le monde ne VOIT pas toujours ce qui se passe dans les lieux célestes et invisibles. Ce qui te semble être un simple petit ruisseau pourrait bien être une chute du Niagara du point de vue de Dieu.

Nous pensons que lorsque nous prêchons dans un autre pays, ou lorsque nous livrons notre corps au bûcher pour être brûlé, ou lorsque nous donnons tout notre argent, ou lorsque nous manifestons de puissants dons spirituels, alors les fleuves coulent. Ils le font. Mais pas seulement dans ces moments-là.

Voilà à quoi le Seigneur dit que ces fleuves ressemblent quand ils se déversent de notre cœur.

« La charité est patiente, elle est pleine de bonté; la charité n’est point envieuse; la charité ne se vante point, elle ne s’enfle point d’orgueil, elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne soupçonne point le mal, elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité; elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout. La charité ne périt jamais. » (1 Cor. 13:4-7)

Je suppose que ces « fleuves d’eau vive » coulant de notre être intérieur sont au pluriel parce que l’Esprit coule différemment de chacun de nous, d’une façon parfois plus excitante que d’autres. Mais, quand nous sommes remplis de Jésus, Il coule !

Photo by Danie Franco on Unsplash

Hmmm …

« De nouvelles recherchent du pasteur et chercheur chrétien Ryan Burge montrent que le nombre de gens se définissant eux-mêmes comme évangéliques et qui fréquentent régulièrement une église aux États-Unis continue à chuter, avec 26,7 % qui disent qu’ils vont rarement, voire jamais, à l’église. Environ 13,5 % de gens se définissant comme évangéliques disent aller à l’église une fois par an, ce qui porte le chiffre d’évangéliques allant à l’église une fois ou moins dans l’année à 40,2 % »!