Le prince
Affiché February 5th, 2010 par David Porter. Voir JĂ©sus.La vue du pays envoĂ»tait les voyageurs qui le dĂ©couvraient la toute première fois des sommets des montagnes sur sa frontière occidentale. Le petit royaume reposait sur le bord du monde.
L’odeur sucrĂ©e de toute sorte de fruits remplissait ses marchĂ©s dans ce pays oĂą les hommes et femmes travaillaient courageusement la terre. Leurs fils et leurs filles Ă©tudiaient et rĂŞvaient de leur propre futur.
Le pays entier regorgeait de fiertĂ© pour leur roi sage et son fils majestueux. Lorsqu’ils passaient dans la ville, montĂ©s sur leurs chevaux blancs, le peuple s’arrĂŞtait pour les acclamer. Certains jetaient mĂŞme leurs casquettes de base-ball en l’air (C’était un pays ancien mais, en mĂŞme temps, moderne).
Parfois, pourtant les mauvaises langues disaient : « Le fils du roi, qu’a-t-il fait pour ĂŞtre si admirĂ© ? Il est nĂ© dans la royautĂ©, mais il n’a rien fait pour le mĂ©riter. Pourquoi est-il si aimĂ© ? »
Un jour un soldat tonnait dans la ville avec fracas montĂ© sur un cheval couvert d’Ă©cume pour annoncer au roi qu’une vaste armĂ©e marchait contre le petit pays.
Le roi confia la défense du pays aux mains de son fils. Les mauvaises langues ont froncé les sourcils, mais pas pour longtemps.
Les envahisseurs remplissaient le paysage comme ils passaient les frontières de ce pays heureux. Le fils du roi dĂ©ploya ses troupes avec sagesse contre un adversaire impressionnant. LĂ oĂą la bataille faisait rage, le fils du roi y Ă©tait Ă la tĂŞte des dĂ©fenseurs, repoussant l’ennemi.
Le peuple osait espĂ©rer une victoire jusqu’au moment oĂą la rumeur courut : « Le Roi de Mort, le roi des envahisseurs, est arrivĂ© en personne pour commander l’attaque finale. » La crainte saisit le peuple, mais leur prince les encouragea Ă tenir.
Le Roi de Mort dĂ©clencha toutes ses forces et l’armĂ©e du petit pays cĂ©da du terrain, le sang des deux armĂ©es tachait le champ de bataille comme jamais auparavant. BientĂ´t, il semblait que le centre des dĂ©fenseurs allait s’Ă©crouler et tout serait perdu quand soudain le prince apparut sur son cheval blanc.
Il mena une charge contre l’ennemi et pour un moment le monstre recula un peu.
Mais le nombre des attaquants pesait, infligeant des pertes terribles Ă l’armĂ©e menĂ©e par le prince. Le prince, quant Ă lui, refusait de reculer et il frappa Ă droite et Ă gauche avec son Ă©pĂ©e Ă©tincelante jusqu’Ă ce que ses ennemis l’encerclèrent et le dĂ©sarçonnèrent
L’armĂ©e du petit royaume se replia dans la capitale pour attendre l’inĂ©vitable. Le Roi de Mort marcha jusqu’au point oĂą le prince Ă©tait allongĂ©, le visage par terre, l’Ă©pĂ©e collant Ă sa main.
Le leader arrogant leva les bras vers le ciel en triomphe, quand soudain, à la surprise générale, le prince se leva et lui transperça le corps, de son épée.
Le Roi de Mort s’écroula, à la stupéfaction de toute son armée. Les expressions méprisantes de victoire se transformèrent en pleurs et murmures de peur. Ils croyaient leur roi invincible et il était mort.
Les plus courageux parmi eux ont Ă©tĂ© saisis de tremblements violents. Toute l’armĂ©e fit demi-tour puis se mit Ă courir jusqu’Ă ce que le prince se retrouva, seul, debout sur le champs de bataille.
Des semaines plus tard, après avoir enterrĂ© et pleurĂ© ses morts, le petit royaume fit la fĂŞte. Les gens mangeaient, buvaient et riaient. L’espoir renaissait.
Au beau milieu de la fĂŞte de la victoire, le roi se leva devant son haut trĂ´ne, qui avait Ă©tĂ© Ă©rigĂ©, Ă cette occasion sur la place du marchĂ©. Le silence se fit dans la foule parce que tout le monde tenait Ă entendre ce qu’il avait Ă dire.
« Mon peuple … » il commença et le silence devint total. « Vous avez toujours honorĂ© mon fils et c’est bien. Vous l’estimez Ă cause de ce qu’il est parce que mon sang coule dans ses veines. Mais aujourd’hui, je vous demande d’honorer mon fils, pas seulement Ă cause de qui il est, mais aussi Ă cause de ce qu’il a fait. SĂ»rement, aucun prince n’a jamais servi son pays avec plus de courage et de sacrifice. »
Sur quoi, le pays entier Ă©clata en cris de joie et les gens sont tombĂ©s Ă genoux en signe d’une soumission pleine d’amour et de reconnaissance, en chantant le nom du prince qui se tenait devant eux.
mais s’est dĂ©pouillĂ© lui-mĂŞme, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,
il s’est humiliĂ© lui-mĂŞme, se rendant obĂ©issant jusqu’Ă la mort, mĂŞme jusqu’Ă la mort de la croix.
C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement Ă©levĂ©, et lui a donnĂ© le nom qui est au-dessus de tout nom,
afin qu’au nom de JĂ©sus tout genou flĂ©chisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre,
et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. »
(Phil. 2: 5-11)
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Hummm …
« Suivre le Seigneur quand votre coeur est brisé montre une foi plus grande que quand vous Le louez alors que votre cœur est joyeux. » Rick Warren



