Chat Guerrier
Miiiaooouh ! Fttt, ftt, pttt !
” Ah, non ! ” J’étais confortablement installé dans le salon, bien détendu après une longue journée, lorsque j’entendis un bruit provenant du porche de notre maison : le commencement d’une bagarre de chats !
Je suis donc allé voir, et voilà notre petit chat noir, Betty, confrontée au gros chat du voisin. J’imagine que Betty aurait bien aimé s’enfuir, mais après tout le porche était son territoire, et même un chat a sa fierté…
La solution la plus facile était de faire du bruit suffisamment fort et un ton menaçant pour que David vienne à son secours.
” Va t-en ! ” j’ai crié à son agresseur. Mais il ne voulait pas s’en aller. Il avait reculé sur le gazon devant la maison mais il était évident qu’il voulait enlever un gros morceau de la peau de Betty avec ses griffes (on se demande ce que Betty lui avait fait pour l’enrager à un tel point). ”
Allez. Files ! ” Il a reculé encore quelques pas mais il restait toujours là.
Le problème était Betty. Elle s’était placée juste derrière moi, serrée contre mes jambes, et elle menaçait son ennemi. Elle agissait comme un type dur à cuire tant qu’elle avait mes chaussures de taille 45 comme arme de protection entre elle et son antagoniste !
” Betty ! ” je me suis tourné vers elle : ” ça ira beaucoup mieux si tu retournes à la maison ! ” Mais non. Elle est restée
juste derrière moi, menaçant son opposant avec l’air farouche d’une petite panthère. Finalement, l’autre chat a compris et il est parti avec un air qui semblait dire : ” Il y aura un autre jour, ma belle ! ”
Betty m’a précédé en retournant à la maison. Sa queue noire visait le ciel comme un point d’exclamation. Elle se pavanait comme un cheval qui venait de remporter une course. ” Regarde-la ! ” mon épouse Phyllis a rigolé. ” C’est comme si elle disait : ‘Regarde ce que nous avons fait. ”
Nous ? Betty faisait partie du problème ! ! Il y a quand même une chose : elle sait vers où il faut crier quand ça ne va pas.
Dieu a t-Il une leçon pour moi dans cette histoire ?
Parfois la vie me semble beaucoup trop dure. Je ne sais pas comment je m’en sortirai. Comme le chat du voisin, prêt à sauter sur moi, il semble que c’est trop. Savez-vous ce que je fais ?
” Miiiaooouh ! Fttt, ftt, pttt ! ”
Bon, pas exactement, mais je crie au Seigneur : ” C’est trop dur pour moi, Jésus ! ” Puis je lui rappelle l’aide qu ‘Il me promet dans sa Parole fidèle, la Bible. Et savez-vous quoi ? Il vient.
Paul connaissait cette vérité. Il criait ” au secours ! ” trois fois. « J’ai bien prié le Seigneur par trois fois de l’éloigner de moi, mais il m’a répondu, ‘Ma grâce est suffisante pour toi, c’est dans la faiblesse que ma puissance donne toute sa mesure.’ C’est pourquoi je veux mettre ma fierté avant tout dans mes infirmités et mes faiblesses, afin que la puissance de Christ vienne sur moi et fasse sa demeure en moi. C’est lorsque je me sens faible que je suis réellement fort. » (2 Cor. 12 : 8 à 10).
Quand je suis dans la plus grande faiblesse, et je le sais, c’est alors que je suis le plus fort. Si toutefois, je mets ma confiance en Lui. Si je mets ma confiance en Lui ! Il vient me sauver.
Souvent je suis comme Betty. Je me serre contre Lui et je fais des bruits terribles comme un tigre pendant que l’ennemi se retire. Des fois je suis même tenté de croire que je suis un grand guerrier. Cela m’est arrivé je suppose de me pavaner un peu, après une victoire.
Mais sois sérieux, David ! L’ennemi n’a pas peur de toi. C’est le Seigneur qui l’effraie. Je sais d’où vient ma victoire.
Si vous avez le sentiment que vous perdez une ” bagarre de chats ” avec l’ennemi, criez au Seigneur. Confiez-vous dans sa Parole et dans son amour pour vous. C’est quand vous êtes faible, que vous pouvez être le plus fort.

