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Le facteur bzzzzzzzzzzzzzz!

Friday, November 10th, 2006

N’est-il pas étonnant de constater comment les petites choses dans la vie attirent votre attention et perturbent la qualité de votre vie ?

La télécommande de ma télévision fonctionne mal en ce moment et je deviens dingue à essayer de m’arrêter sur la bonne chaîne. Je suppose que je pourrais me lever et changer manuellement ou m’acheter une nouvelle télécommande, mais cela ôterait une grosse part d’aventure dans ma vie. De toute façon, je ne veux pas me lever pour changer le programme. Pouvez-vous imaginer quelqu’un en train de faire une telle chose ?

Je dois confesser pourtant, que bien que la télécommande soit petite, je suis parfois tenté de l’écraser contre le mur ou de la jeter parterre et sauter dessus (je me retiens).

Des petites choses. Le cri perçant d’un moustique dans votre chambre à trois heures du matin focalise votre attention autant qu’une ambulance qui roule à 200 km/h, la sirène à tue tête.

Réfléchissez un moment. Le moustique moyen pèse 2 à 2.5 milligrammes, et quand il vous mord il boit seulement 5 millionièmes d’un litre de sang. Vous pouvez lui offrir ça, n’est pas ?

Mais c’est un 5/1,000,000 très stratégique en ce qui me concerne. Sur une échelle de 100, une attaque par un moustique forcené vaut peut-être 1/100 . Pas grand-chose, mais admettons qu’il a toute notre attention !

Avez-vous remarqué que la vie est souvent comme ça ? La plupart du temps nous ne sommes pas confrontés aux grandes questions comme le cancer, la destruction de la famille, le désastre financier, la perte d’un travail, ou l’attaque d’un éléphant en colère, bien que nous ferions tous face aux choses comme ça dans nos vies (peut-être pas l’attaque de l’éléphant).

Néanmoins, nous perdons notre foyer et notre joie parce que nous nous concentrons sur les moustiques de la vie—l’idiot qui nous fait une queue de poisson dans la circulation ; la dame qui répand des bavardages à notre sujet au travail ; le favori du pasteur à qui on demande toujours de diriger les chants et tout le monde sait qu’il chante comme une casserole…

Ajoutez à ces épreuves insupportables d’autres telles que la vaisselle sale dans la cuisine, des bébés qui pleurent, des factures impayées, le souhait d’avoir une nouvelle voiture, mon équipe a de nouveau perdu (cet arbitre !), ma femme me harcèle sans cesse pour sortir les ordures, etc., etc., etc. « Bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz ! »

C’est une vieille histoire. Dieu envoie un réveil puissant par l’intermédiaire de la prédication du prophète Jonas. Lui, il insiste sur la partie de la prophétie qui proclame la ruine de la ville. Il ne veut pas qu’ils sachent qu’il y a un espoir d’être grâcié. Puis ils se repentent et notre doux prophète se fâche parce qu’il veut que Dieu les tue !

Alors, après sa mission, il s’installe sur une colline qui surplombe la ville, veillant, espérant le pire.

Le soleil chaud tape sur sa tête –dure- mais dans la nuit il pousse un ricin qui s’éleva plus haut que Jonas et lui fit de l’ombre sur la tête. Quelle bénédiction de pouvoir s’installer dans l’ombre pour bouder ! Puis un petit ver vient et il croit que c’est de la salade alors il mange une partie importante du ricin, qui meurt par la suite.

Notre prophète joyeux déprime encore plus.

Dieu lui pose une question :

« Fais-tu bien de te mettre en colère à cause de ce ricin? » Il répondit: ‘Oui, je fais bien de me mettre en colère au point de désirer la mort. »

Dieu parle encore à son prophète qui se noyait dans une sauce de pitié de soi :

« Tu t’apitoies sur ce ricin qui ne t’a coûté aucune peine, que tu n’as pas fait pousser, et qui est sorti de terre en l’espace d’une nuit et a péri la nuit suivante. Et tu voudrais que moi, je n’aie pas pitié de Ninive, de cette grande ville où vivent plus de cent vingt mille personnes qui ne savent pas distinguer le bien du mal, sans compter des animaux en grand nombre! » (Jonas 4, Le Semeur).

Sommes-nous comme Jonas ? Il y a plus ou moins 6.5 milliards de gens sur terre. De ce nombre 1.7 n’ont presque aucun contact avec l’évangile. « Ah, cette homme là-bas m’énerve ! Je me demande avec qui Marseille joue cette semaine. »

Il y a probablement plus d’un million de gens qui meurent de la malaria chaque année. Si les choses continuent comme elles sont, un horrible pourcentage d’enfants africains deviendront orphelins à cause de la plaie de SIDA. « Ah, des sandwiches au jambon, encore ! Cette femme ne connaît-elle rien d’autre que les sandwiches au jambon ?

Regardons vers le Seigneur et faisons-lui confiance pour nous aider dans ces petites bagarres de tous les jours. Nous les avons tous.

Mais sachons garder le meilleur de nous-même pour les choses qui sont vraiment importantes.
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