La joie est partie

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Un jour j’ai reçu une invitation pour aider un ami à la prédication durant un camp de ski dans les Alpes. C’était dur mais quelqu’un devait le faire ! J’étais comme Alice au Pays des Merveilles. Nous avions vécu dans les Alpes pendant nos dix mois d’école pour apprendre le français. Mais ce n’est pas la même chose. C’est difficile d’apprécier la beauté quand on vous torture chaque jour.

Je ne suis pas amateur de ski parce que j’ai un attachement particulier à chacun de mes os, et je veux qu’ils ne soient brisés que pour des causes louables. Alors, durant notre temps libre, nous avons marché, respiré (avec joie, l’air est tellement pur), et visité la région. Il y avait un terrain de parachutisme et d’acrobatie aérienne, nous avons regardé l’équipe nationale de France faire des choses qui semblaient être contre les lois de la gravité. Ca coupait le souffle.

Lorsque vous êtes à la montagne, il y a quelque chose qui vous touche au plus profond de votre être, comme si, en étant si près de la nature, vous vous approchiez d’un mystère de la vie. En haut, la neige nous brûlait à cause du froid. Des dégradés de bleu, vert, blanc, et brun d’hiver s’étalaient dans des proportions parfaites sur le tableau.

L’année d’après, nous y sommes revenus et bien que notre joie s’estompait, c’était quand même puissant.

La dernière fois que j’y suis allé, j’ai ressenti très peu l’effet des montagnes. J’avais des problèmes et ces visions-là occultaient l’image des cimes couvertes de neige glacée.

La nouveauté est devenue fade. Je me souviens avoir pensé : « Tiens, si cela ne te touche pas, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche. »

Je suppose que la beauté et l’émerveillement résident dans le cœur de la personne qui regarde la chose, autant que dans la chose elle même.

Si je veux voir la beauté, j’ai besoin d’un état de cœur et d’esprit qui soit capable de la voir. Parfois, j’ai un « flash » et je me souviens de quelle manière quelque chose m’a ému quand j’étais enfant, quand j’ai vu la chose pour une des premières fois. Un lever de soleil qui murmure l’espoir, le chant optimiste d’un oiseau, le bleu du ciel, le bruit du vent dans les pins quand un vent froid de novembre souffle dans ses branches–tout cela touche les sources profondes de la personne qui est capable de le voir.

Parfois je le sens comme au début, mais la vision s’enfuit aussi vite qu’elle vient. C’est peut-être comme ça que le ciel sera—nous serons « coincés » sur la « nouveauté » éternellement. Pouvez-vous imaginer comment ce sera de découvrir un paradis tel que le ciel pour la première fois, et de continuer à le voir ainsi, de la même manière, chaque jour ?

Mais Dieu ne nous fait pas attendre le ciel pour découvrir cette nouveauté. Les bénédictions du Seigneur sont nouvelles chaque matin.
« Car les bontés de l’Eternel ne sont pas à leur terme
et ses tendresses ne sont pas épuisées.
Chaque matin, elles se renouvellent.
Oui, ta fidélité est grande !
J’ai dit : L’Eternel est mon bien,
c’est pourquoi je compte sur lui. »
(Lam. 3:22-24 Le Semeur)

Comment découvrir chaque jour quelque chose de nouveau ?

Levons-nous et communiquons avec Lui avant que notre journée commence. Les choses ne restent pas nouvelles toute la journée. Elles sont nouvelles au matin. La plupart d’entre nous sont ouverts aux idées et à la créativité au commencement de la journée.

Il y a des exceptions. Peut-être que votre « matin » est à 21 :30 le soir quand enfin les enfants sont au lit.

Mais vous avez besoin d’un temps seul à seul avec le Seigneur chaque jour, quand vous êtes disposé à entendre le son nouveau de sa voix. Autrement votre relation devient fade.

Trouvez un temps et disciplinez-vous pour Le rencontrer d’une manière consistante en lisant sa Parole et en priant.

Vous serez surpris de voir comment la relation se renouvelle.

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