Réveillez-vous !
Saturday, December 16th, 2006Le petit rayon de soleil glissa dans la chambre obscure. Il sauta de l’appui de la fenêtre à la couverture sur le lit, léger comme rien, lumineux comme la journée.
Il glissait de « pli en pli » de la couverture pendant que l’occupant du lit jouait la cinquième symphonie de Beethoven en language « ronfleur ».
« Snyxx, snarks, skyxx, skooo » !
Le petit filou escalada furtivement l’oreiller, sauta sur la poitrine du dormeur, puis courut rapidement vers sa tête et s’élança pour saisir le menton. Il resta un moment suspendu en l’air, puis grimpa difficilement. Arrivé au visage, il s’arrêta un moment pour reprendre son souffle et considérer ce qu’il fallait faire.
Il courut vers le nez et le chatouilla. Les ronflements s’arrêtèrent brusquement. Finalement, le rayon se faufila sous une paupière et commença une danse joyeuse.
« Grrrr ! » l’ex dormeur grogna en mettant l’oreiller sur sa tête, essayant d’étouffer l’intrus qui apportait la lumière. Le rayon se percha joyeusement sur l’oreiller comme le soleil levant envoyait des centaines de renforts se joindre à lui. Ils dansaient sur l’oreiller, les couvertures et la table du lit.
Et ils chantaient un chant d’allégresse : « Nous sommes là, alors vous devriez vous lever ! Nous sommes là et nous ne partirons pas » ! L’homme gémit et se retourna de l’autre côté, enfonçant toujours plus l’oreiller sur sa tête pour essayer d’amoindrir la mélodie.
Les rayons de soleil chantaient plus fort.
Finalement, il rejeta les couvertures, alla à la fenêtre avec colère et ferma les rideaux très fort. Il les serra puis il grimpa de nouveau dans son lit avec un petit sourire, partant à la recherche de son doux ami, le sommeil.
De l’extérieur les rayons de soleil poussèrent le dos des rideaux, glissèrent par les petites ouvertures presque invisibles, et se lancèrent contre le miroir de l’armoire pour rebondir sur le dormeur sans souci comme des parachutistes de la Légion Etrangère qui sautent dans un territoire ennemi.
Enfin l’homme s’est rendu et il s’est levé. Comme la lumière peut être casse-pieds !
Ou bien, elle peut être une révélation qui change la vie !
Dieu s’est révélé à l’homme, mais dans son arrogance et son égoïsme, l’homme s’est dérobé devant cette révélation. Il refusa d’adorer Dieu et de Le remercier pour sa bonté (Romains 1 :8). Ainsi il commença une descente lente et odieuse vers des idées et des actions tordues.
Ecoutez la paraphrase d’Eugène Peterson qui décrit ce qui se passa :
« Mais la colère de Dieu fuse quand les actes humains de méfiance, méchanceté, et mensonge s’accumulent, pendant que les gens essaient de mettre un suaire sur la vérité. Mais la réalité de base de Dieu est évidente. Ouvrez vos yeux et la voilà ! En regardant et contemplant longtemps ce que Dieu a créé, les gens ont toujours pu voir ce que leurs yeux ne voyaient pas : la puissance éternelle par exemple, et le mystère de son être divin. Ainsi personne n’a une bonne excuse.
« Voilà ce qui s’est passé : les gens connaissaient parfaitement Dieu, mais comme ils ne Le traitaient pas comme Dieu, refusant de l’adorer, ils se sont laissés aller en inconséquences et confusion pour qu’il n’y ait ni raison ni direction dans leurs vies. Ils prétendaient tout savoir mais étaient illettrés concernant la vie. Ils ont changé la gloire de Dieu qui tient le monde entier dans ses mains, pour des figurines de terre que vous pouvez acheter au marché.
« C’est pourquoi Dieu a dit, en effet : ‘Si c’est ça que vous voulez, vous l’aurez.’ Très rapidement ils vivèrent dans une porcherie, barbouillés de saleté, saleté à l’intérieur et à l’extérieur. » (Romains 1 :18-24, le Message)
Beaucoup essaient de mettre un suaire sur la vérité. Elle fait intrusion dans leur style de vie et fait mal à leur conscience. D’autres ouvrent tout grand les rideaux et permettent à la pleine lumière du soleil d’effacer les ténèbres de leur vie. Cette lumière est Jésus, le Fils de Dieu.
Dans son livre, “La vie que Dieu bénit” Gordon McDonald cite Whittaker Chambers, ancien communiste qui tient sa fille, nouveau né, dans ses bras.
« Mon œil s’est posé sur les circonvolutions délicates de son oreille—ces oreilles complexes et parfaites. Une pensée me traversa l’esprit : ‘non, ces oreilles n’ont pas été créées par le hasard des atomes qui se trouvent ensemble dans la nature (l’idée communiste). Elles n’ont pu être créées que par un dessein immense.’ La pensée était involontaire et non souhaitée. Je l’ai repoussé de ma tête. Mais je ne l’ai jamais tout à fait oublié. Je ne savais pas qu’à ce moment-là, le doigt de Dieu était posé pour la première fois sur mon front. » (du livre « Témoin », Maison Random, 1952)
Gardons la fenêtre ouverte pour que la lumière de la vérité de Dieu fasse son travail dans nos vies.
