Vitesse « Double grand-mère »
Le podcast de cette semaine n’est pas uniquement une lecture de la Tache de la semaine, mais une pensée basée sur cette Tache.
Quand j’ai quitté l’université j’avais besoin d’un travail pour soutenir mon ministère. Je travaillais pour quelques petits journaux mais par la suite j’ai déménagé pour travailler dans une autre église - d’une autre ville- où il n’y avait pas de travail journalistique.
Alors, j’ai trouvé du travail en tant que chauffeur de camion benne, etc. pour réparer les routes. J’étais le plus bas sur l’échelle des ouvriers—d’une part parce que j’étais nouveau, d’autre part parce que je me sentais assez incapable. C’est pour cette raison que je me suis retrouvé en train de conduire un camion que les autres chauffeurs appelaient avec affection « La Vieille Verte ».
Ce camion avait été construit dans la nuit des temps, une époque où les hommes avaient toujours l’art de fabriquer des véhicules vraiment moches. Il était vieux, laid, et si ma mémoire fonctionne correctement, c’était un Chevrolet de 1959.
Assez intéressant…
Le temps que je passais comme chauffeur de ce camion était monotone—sauf qu’une fois, alors que je regardais par ma fenêtre à gauche, j’ai vu ma roue de devant à gauche roulant à toute vitesse sur la route à côté de moi ! Elle a disparu quelque part dans les champs tandis que je luttais pour contrôler le vieux camion. Cela était assez intéressant…
La Vieille Verte n’était pas du tout « cool » et j’avais un peu honte de la conduire, mais il y avait une chose que j’aimais bien. Je ne comprends pas tout mais quand je roulais lentement en première et que j’avais besoin d’encore plus de puissance, je cliquais sur un bouton et cela doublait la puissance du camion.
Les conducteurs appelaient la première vitesse : « Grand-mère » parce le camion roulait très lentement. Mais quand vous cliquiez c’était la « double grand-mère ». En principe j’aurais pu monter une falaise d’un seul tenant avec cette vitesse-là.
Quelle puissance ! Le problème était que vous rouliez seulement à cinq ou dix km/h mais elle convenait très bien pour des situations qui demandaient du « muscle ».
J’avoue que depuis dans la vie, j’ai eu des épreuves dans lesquelles je devais mettre mon cœur en « double grand-mère » pour continuer. Pour moi c’est un don de Dieu dans des temps difficiles.
Le problème pour beaucoup de Chrétiens est que leur « boite de vitesse » spirituelle semble être coincée en double grand-mère. Toute leur vie il faut tirer douloureusement. Ils y arrivent mais il leur faudrait deux ou trois vies entières pour le faire. Ils n’ont pas compris que cette vitesse n’est pas pour tous les jours, mais pour des situations précises.
Vous devez soupçonner que vous êtes coincés en double grand-mère si les gens klaxonnent constamment derrière vous, ou que votre vie semble constamment devoir être tirée sur un plan à forte inclinaison. Si votre « moteur »(ou bouche) gémit sans arrêt il faut changer de vitesse.
Tout le monde marche en double grand-mère à un moment donné. Personne ne devrait le faire tout le temps. Si vous mangez la poussière des escargots qui vous doublent à gauche et que vous entendez des tortues klaxonner pour vous doubler à droite, il faut changer de vitesse.
D’abord c’est un acte de foi. Vous engagez la vitesse, vous vous bougez, vous allez de l’avant : Prendre la décision.
« Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute-puissante. Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable.” (Eph. 6 :10, 11)
Puis, commencez à contempler ce qui est vrai. Votre manière de voir la vie détermine la vitesse avec laquelle vous roulez. Si vous croyez constamment que le ciel vous tombe sur la tête, et que vous n’accomplirez jamais rien, et que vous êtes nul et, et, et, … bref, dans cet état d’esprit là vous resterez en double grand-mère, ou pire vous vous arrêterez peut-être au beau milieu du chemin.
Mais si vous voyez que parce que vous êtes en Christ vous êtes une nouvelle créature, que toutes choses sont vraiment devenues nouvelles, vous gagnerez de la vitesse. Si vous VOYEZ que vous êtes plus que vainqueur au travers de Lui qui vous aime et que vous pouvez tout faire par le Christ qui vous fortifie, vous changerez de vitesse de nouveau en appliquant cette vérité à votre vie.
Si vous savez que Dieu veut que vous ayez du succès en Lui (et souvenez-vous que c’est SA définition du succès et pas la nôtre) vous irez encore plus vite. Quand vous faites des rêves qui viennent de Lui, vous serez enthousiasmé de ce qui peut arriver. Vous devez mettre votre foi en jeu pour aller plus vite, mais toute la foi qu’il vous faut est bien disponible.
Honnêtement, notre manque de vitesse est souvent un manque de foi ou quelque chose d’encore plus subtil. Le pasteur B. Conley observe : « Une mentalité qui veut seulement maintenir les choses comme elles sont n’a rien à faire avec la fidélité mais c’est de la paresse. » Changez de vitesse engage des risques mais j’ose dire que si vous ne devez pas faire confiance à Dieu dans certains domaines de votre vie, vous n’agissez pas par la foi.
Prenez la décision de quitter le marasme de double grand-mère (à moins que vous soyez dans une période où vous en avez vraiment besoin). Allez ! Prenez de la vitesse. Les escargots s’émerveilleront quand vous les dépasserez comme un éclair. Plus important encore, vous serez plus efficace pour le Seigneur et vous serez plus satisfait dans votre vie.


