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Comment marcher sur les eaux

Friday, May 18th, 2007

Le podcast en bas de cette article s’appelle: “L’Esprit Pharisien” C’est un message de 11 minutes.

J’ai entendu une histoire concernant un chasseur de canards qui avait le meilleur chien du monde pour ce style de chasse. Mais il refusait d’emmener qui que ce soit avec lui quand il chassait.

Finalement quelqu’un d’influent s’imposa à lui et il céda. Mais il fit promettre à cette personne de ne jamais révéler ce qu’il allait voir. Tôt le matin un canard infortuné vola trop près et l’invité, excité, ouvrit le feu sur l’oiseau qui tomba à l’eau.

Le propriétaire du chien de chasse -qui cherchait les canard morts dans l’eau- cria : « Allez, Médor. Cherche-le ! » Le chien partit vers le canard mort, mais en courant sur l’eau. Il prit le canard dans sa gueule et il revint, toujours courant sur l’eau.

L’invité resta bouche bée. « Avez-vous vu cela !? » cria t-il. « Oui » admit le propriétaire du chien. « Et j’en suis honteux. Je n’ai jamais réussi à enseigner à ce chien stupide comment nager ! »

Peut-être que cette petite histoire un peu drôle nous aidera à réaliser quels étaient les sentiments des disciples lorsqu’ils virent Jésus marcher vers eux avec assurance, mais sur l’eau.

Marcher sur les eaux

Nous essayons d’imaginer l’histoire comme un compte de fée avec un Jésus « angélique », une auréole autour de la tête, qui marche sur la pointe des pieds sur l’eau. Les disciples, quant à eux, sont dans le bateau entonnant le chœur « Alléluia ! »

La réalité était toute autre : c’est un groupe de disciples fatigués, dégoulinants de transpiration qui ramaient contre un vent fort. Tout d’un coup il voit quelqu’un qui marche vers eux sur l’eau. Selon un pasteur, les marins de l’époque croyaient que s’ils voyaient un fantôme sur l’eau, cela voulait dire que le bateau allait couler.
Alors ces disciples, supers spirituels, ont probablement commencé à gémir comme des petites filles. Ne les critiquez pas. Vous et moi, nous aurions pleurniché avec eux si nous avions été là.

Les créatures surnaturelles font des superbes sujets pour effrayer les amis à minuit mais les voir « pour de vrai » serait une autre chose !

Quelqu’un regarda peut-être entre les doigts des mains, collées sur son visage avec peur. Et voilà, c’était Jésus !

Sa réponse à leur crainte me bouleverse. C’est comme s’il dit : « Eh, les frangins. Ne vous faites pas de soucis. C’est seulement moi !” (Marc 6:50). Il grimpe dans le bateau et le vent se tait.

S’ils avaient peur avant, maintenant ils sont pétrifiés. Peut-être Pierre dit tout bas à Jean : « T’as vu ça ?! » Je les imagine se regardant l’un l’autre, certains se sont peut-être même retirés un peu plus loin de Lui.

Oh là là !

Marc, par la révélation du Saint Esprit fait un petit commentaire qui me surprend :

“Ils furent en eux-mêmes tout stupéfaits et remplis d’étonnement ; car ils n’avaient pas compris le miracle des pains, parce que leur cœur était endurci.” (Marc 6 :52)

Il semble que Dieu s’attendait à ce que les disciples ne soient pas étonnés par un tel miracle, qu’ils prennent le fait qu’il marche sur l’eau comme ça.

Combien de fois par jour voyez-vous quelqu’un qui marche sur les eaux ? Allez, Seigneur !

Mais réfléchissez ! Ces hommes avaient été témoins des miracles les plus incroyables dans l’histoire du monde—des corps guéris, des démons chassés, un mort ressuscité, des vies changées radicalement.

Ils revenaient d’une tournée où Dieu s’était servi d’eux pour faire des mêmes choses. Quelques heures auparavant ils avaient participé à un miracle qui il fut pourvu à de la nourriture pour cinq mille hommes, et probablement les femmes et les enfants en plus. Tout cela à partir de quelques pains et poissons misérables.

Mais évidemment, ils étaient tellement habitués aux miracles qu’ils n’ont même pas remarqué le dernier. La Bible note simplement : « …ils n’avaient pas compris le miracle des pains, parce que leur cœur était endurci. »

Vous n’attendez pas un cœur dur de quelqu’un engagé dans le travail du Seigneur. Mais c’est tellement facile de laisser une croûte se former sur cette partie de notre être qui répond à Dieu. Nous aimons le Seigneur et nous travaillons beaucoup pour lui mais si nous permettons à notre cœur de devenir dur, Il peut faire des miracles devant nos yeux et nous n’y faisons même pas attention.

La cause du problème

Pour moi, la meilleure partie de la connaissance du Seigneur est sa présence et sa proximité. Quand Il agit, mon cœur se remplit de gratitude. Mais parfois, à cause des soucis, ou des épreuves, ou mon désir pour encore plus de gadgets, ou même les jeux religieux que je fais, je ne vois pas Dieu—même quand Il est plus proche que je ne le rêve.

Si les disciples de Jésus n’ont pas compris ce qu’il faisait, où suis-je, moi ? Une bonne question à se poser est : « Que fait Dieu dans ma vie aujourd’hui ? A-t-il fait des choses que je n’ai même pas considérées ? Je les ai prises mais je n’ai même pas dit, ‘Merci ! »

Il arrive qu’il nous guérisse et nous pensons : « Bon, j’aurais guéri de toute façon. » Combien de fois avons-nous été épargnés d’une catastrophe par une intervention des anges et nous avons continué notre petit chemin en murmurant : « Dieu ne fait jamais rien pour moi » ?
Une des paroles les plus sages qu’un homme (par l’Esprit) ait jamais prononcées était : « Garde ton coeur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie. » (Prov. 4 :23)

Est-ce que vous souffrez d’artères dures ? Il faut aller voir le Grand Docteur pour vérifier. Demandez à Dieu pourquoi votre cœur est comme ça, repentez-vous et demandez-Lui un cœur qui Lui soit sensible.
Puis, quand vous le verrez agir, vous ne serez pas surpris. Vous le louerez.

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