Avez-vous un an … depuis 20 ans ?
Les coureurs sautillaient et s’étiraient nerveusement, la concentration gravée dans chaque angle de leur visage. Ils allaient sprinter 100 mètres pour remporter le trophée. Chacun rêvait de le gagner.
Le petit Jacques, âgée de six ans, s’est penché pour modeler sa charpente de 1 mètre 50 dans les starting-blocks, chaque muscle de son corps alerte. A côté de lui, Marie, une coureuse de cinq ans se préparait également. L’adrénaline de la compétition et la volonté de gagner faisaient battre son cœur très fort.
Enfin, à côté de ces deux jeunes compétiteurs, David préparait ses 1 mètre, 85 pour l’épreuve. C’était un homme mature. Il dépassait la cinquantaine et voulait enfin gagner quelque chose.
« À vos marques… Prêts… Partez ! » Le pistolet de départ propulsa les trois athlètes sur la piste. Les jambes du petit Jacques pompaient comme des pistons tandis que Marie courait comme une tornade juste derrière lui. Mais les longues jambes de David les ont distancés sans trop de problème et il levait les bras en l’air pour casser le ruban à la ligne d’arrivée—19,8 secondes pour les cent mètres (pour vous donner un point de référence, Asafa Powell, un sprinter de la Jamaïque, a couru cette distance en 9,74 secondes au mois de septembre de cette année).
Jacques et Marie arrivaient à ses talons, mais pas aussi vite que l’adulte.
Dites-moi pourquoi suis-je suis impressionné par les enfants dans cette histoire, mais pas si frappé par la performance de l’adulte ? Nous nous attendons à ce que les adultes courent plus vite que les enfants, et si notre ami gagnant est à peine plus rapide qu’une fille de cinq ans, il n’est probablement pas un spécimen de splendeur physique.
Un résultat rapide pour un enfant de cinq ans ne l’est forcement pas pour un enfant de 10 ans, et il ne l’est surtout pas pour un jeune adulte de 20 ans. Nous devons progresser dans la vie : sinon, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche.
Pourquoi ne sommes-nous pas comme ça spirituellement ? Pourquoi sommes-nous satisfaits d’être spirituellement au même niveau que celui auquel nous étions il y a cinq ans de cela ?
Il nous arrive de croire que nous sommes « arrivés ». Mais considérez l’Eglise des Thessaloniciens : Paul les avait déjà applaudis pour leur amour (1 Thessa.1 :3 ; 3 :6). Il les avait déjà encouragés à grandir pour que leur amour augmente et déborde (3 :12). Mais maintenant (4 :9, 10) leur « coach » crie : « tu fais bien mais tu peux faire encore mieux » !
Et c’est vrai. Les équipes qui gagnent sont celles qui ne se contentent pas de résultats moyens; elles aspirent à gagner la coupe ! Je crois qu’elles ont prit l’exhortation de Paul à cœur, parce qu’on a dit que les églises de la Macédoine étaient celle de Philippes, Thessalonique, et Bérée. Ecoutez ce que Paul a écrit plus tard à leur sujet:
« Nous vous faisons connaître, frères, la grâce de Dieu qui s’est manifestée dans les Églises de la Macédoine. Au milieu de beaucoup de tribulations qui les ont éprouvées, leur joie débordante et leur pauvreté profonde ont produit avec abondance de riches libéralités de leur part. Ils ont, je l’atteste, donné volontairement selon leurs moyens, et même au delà de leurs moyens, nous demandant avec de grandes instances la grâce de prendre part à l’assistance destinée aux saints. Et non seulement ils ont contribué comme nous l’espérions, mais ils se sont d’abord donnés eux-mêmes au Seigneur, puis à nous, par la volonté de Dieu. » (2 Corinthiens 8 :1-5)
Il me semble que cette église de Thessalonique a bien pris à cœur l’encouragement de Paul, et elle a mis son amour en action. Le « bla! bla! bla! » ne suffisait pas. Ils ont grandi !
Vous pensez que vous faites bien certaines choses ? Alors, faites encore mieux ! Courez plus vite ! Grandissez ! Prenez cela à cœur et demander au Seigneur comment le faire.
Courir plus rapidement qu’un nouveau né ne fait pas l’affaire pour le Seigneur. Gagnons la récompense en travaillant régulièrement pour être plus comme Jésus.

