Le terrain de jeu qui n’est pas plat
Le dirigeant d’un groupe dont je faisais partie, nous parlait. Certains du groupe pouvaient profiter d’une situation et d’autres, non. Le leader utilisait une métaphore pour essayer de faire passer son message : « Vous devez accepter que le terrain de jeux ne soit pas plat. »
Mais je ne voulais pas accepter un terrain inégal—à moins qu’il ne penche dans le sens qui me soit favorable.
Vous savez, c’est drôle. Je suis né dans un pays libre et j’avais une grand-mère qui aimait le Seigneur Jésus et m’a parlé de Lui tôt dans ma vie. J’ai eu des expériences dures, c’est vrai, mais dans l’ensemble ma vie a été facile.
Je n’ai jamais vécu une guerre mondiale comme mon papa ou, comme mes grands-parents, une crise économique qui a mis le monde à genoux, dans les années trente.
Aujourd’hui, il y a une femme quelque part dans la région du Darfour, au Soudan, qui a dû fuir de chez elle pour sauver sa vie. Des hommes tordus voulaient la violer et la tuer ainsi que sa famille. Elle vit dans un camp de réfugiés et se demande ce qu’elle va devenir.
Elle n’a jamais entendu l’Evangile et si les choses restent comme elles sont, elle ne l’entendra jamais d’une manière aussi claire que j’ai eu l’occasion de l’entendre.
Woah ! Je dirais que le terrain de jeux n’est pas plat. Pourquoi suis-je tellement béni que je dois me discipliner pour ne pas manger tout ce que je voudrais pendant qu’elle, doit vivre de la charité des autres ? Pourquoi mes enfants avancent-ils dans la vie pendant que quelques-uns des siens ont été assassinés ?
Pourquoi moi, j’ai eu le privilège inestimable d’entendre la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ tandis que des hommes méchants l’ont empêchée, elle, d’entendre la Parole de Vie ?
Au lieu de me plaindre de ce que je n’ai pas, peut-être que je devrais être reconnaissant des bénédictions que j’ai.
« Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas agi selon sa volonté, sera battu d’un grand nombre de coups. Mais celui qui, ne l’ayant pas connue, a fait des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié. » (Lc. 12: 47, 48)
Ai-je utilisé mon avantage dans cette vie pour m’engraisser ou pour guérir les autres ? Je rendrai des comptes à Dieu.
Si le terrain penche en ma faveur, il faut que j’en profite pour marquer plus de buts, pour faire quelque chose de positif et d’éternel avec mes avantages. Suis-je capable de niveler un peu le terrain pour aider les dépourvus ? Puis-je secourir ou protéger ceux qui sont du mauvais côté du terrain, parce qu’il me semble que ce côté-là penche terriblement.
Il s’incline à mon avantage.
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Hum mm…
« Ce que nous sommes détermine ce que nous voyons. Ce que nous voyons détermine comment nous agissons. » (H. Robinson ? cité par Joseph Dimitrov)

