Voyage au centre d’un cerveau

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« Aujourd’hui, jeunes hommes et jeunes femmes, vous allez entrer dans l’Histoire. Montez dans cette super-micro navette conçue pour voyager dans les endroits microscopiques et vous serez les premiers à voyager dans la tête de quelqu’un. »

Nous sommes tous embarqués dans le véhicule ultramoderne. Nous avons été tellement rétrécis que nous étions, bien sûr, invisible, mais tous les six, nous nous sentions un peu mal à l’aise quand nous avons volé dans la pièce bondée où il y avait une soirée.

« Là, dans le coin, cette femme avec les cheveux courts, dirigez-vous vers son oreille ! »
dit le Capitaine au pilote. Nous nous sommes tenus pendant que la navette s’inclinait et entrait enfin dans le trou énorme. Nous étions émerveillés tandis que nous volions à côté de grandes goulettes de cérumen, pendantes comme des stalactites dans son oreille interne.

Puis nous sommes entrés dans le cerveau, lui-même. Etonnement, nous sommes passés dans la masse flasque sans problème. Notre super-traducteur ordinateur nous montrait ce qui se passait dans la matière grise de cette dame.

Juste devant nous, une partie de son cerveau subissait un orage. Une fois de plus nous avons vérifié nos ceintures de sécurité parce que cet orage paraissait turbulent. Tout d’un coup, la navette tangua à gauche comme si un coup invisible l’avait frappée. Nous étions malmenés par cet ouragan de cerveau, les éclairs sidérant le petit vaisseau.

Notre ordinateur analysait la source de l’orage.

« Elle est fâchée avec une autre femme ici » dit le computer. « Oh, là, là ! » j’ai pensé. « Ça doit lui donner un terrible mal de tête ! » Après un certain temps nous avons laissé derrière nous le site troublé. Il était temps. Je n’étais pas sûr que la petite navette aurait pu supporter beaucoup plus de coups.

Mais juste devant, un autre danger rôdait. Il avait l’air d’un marécage avec des gaz toxiques qui montaient de sa surface.« Bip ! Bip ! Bip !” –le dispositif d’alarme. « C’est un marécage d’amertume ! Evitez-le ou ses émanations toxiques détruiront la navette ! »

Notre pilote avait fort à faire mais, il a finalement tourné vers la gauche pour éviter le bourbier. Le problème était que partout où nous puissions aller dans ce cerveau, le danger nous guettait—des montagnes menaçantes que notre ordinateur disait qu’elles étaient des forteresses de manque de pardons ; d’autres orages provoqués par la crainte et le doute ; la foudre de l’avarice ; et des jungles de désirs pour des choses qu’elle n’avait pas.

Finalement, on n’en pouvait plus. « Capitaine, qu’on sorte ! Nous allons mourir si nous restons dans la tête de cette dame ! » Le pilote visa l’autre oreille de la femme et après beaucoup d’aventures où nous avons frôlé la mort nous sommes sortis de l’autre coté de sa tête.

« A la maison, vite ! »
nous criions. Mais le Capitaine ne nous prêta pas attention pendant qu’il scrutait les autres invités dans la pièce où nous volions de nouveau. « Le voilà, celui-là ! » dit-il soudainement.

Le pilote volait dans l’oreille d’un jeune homme qui devait avoir environs 30 ans. Nous, nous sommes préparés pour le choc tout en passant encore du cérumen, se dirigeant vers les profondeurs de son cerveau.

Une fois dedans, nous avons vu au loin ce qui semblait être une forêt, illuminée par le soleil. « Il pense, oh combien il apprécie la personne qui l’a invité et combien de bonnes choses lui sont arrivées dernièrement » dit le computeur. Nos yeux festoyaient de la beauté de cette forêt que nous avons survolée à basse altitude.

Mais un peu plus loin ça changeait et nous nous attendions au pire. Ce n’était pas la peine, pourtant, parce qu’un lac bleu et profond nous attendait. « Et voilà, ce sont ses espoirs pour demain » selon l’ordinateur. « Il croit que Dieu va le garder et l’aider à vivre d’une manière qui valorise sa vie durant son temps sur terre. »

C’est difficile de décrire combien nous étions émus durant ce voyage-là. Nous avons vu des couleurs profondes et éclatantes et entendu de la musique qui calmait notre âme ; nous avons vu des choses qui nous défiaient d’accomplir plus dans notre propre vie, entendu des battements de tambours qui semblaient être le rythme de son propre coeur qui répondait au besoin des autres.

Finalement, avec beaucoup de regret, nous sommes sortis de l’autre oreille.

Tout le monde restait silencieux pour un temps, pendant que la navette se dirigeait de nouveau vers notre base. Finalement, un jeune disciple dit au Capitaine : « Ces deux-là, leurs pensées sont tellement différentes. La vie de la dame doit être beaucoup plus difficile que celle du jeune homme. »

« Pas vraiment » répondit le Capitaine. « Ces deux-là sont mariés, l’un à l’autre. »

« Quoi ! Alors, pourquoi est-ce qu’il y a une telle différence dans leurs pensées si leurs expériences sont pratiquement les mêmes ? »

« Elle est pleine d’elle-même et elle ne filtre pas ses pensées »
dit le Capitaine. « Lui prend la Parole de Dieu au sérieux et y réfléchit. Il ferme la porte à la saleté et à la crainte qu’elle apporte. La différence est sur quoi, elle, elle décide de penser toute la journée.

« Pour lui, sa réponse à la parole est de lui obéir. Pour elle, sa réponse est de l’oublier. »

Le silence régnait dans la navette pour le restant du voyage. Nous avions beaucoup, beaucoup à cogiter ….

Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées.

Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous. » (Phil. 4: 8,9)

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Hum mm…

« Voilà ce qui est vrai : une fois que nous avons souffert de quelque chose … n’importe quoi … nous sommes plus tendres, plus compatissants et sensibles à la douleur des autres. Nous sommes plus aptes pour aider les autres. » Marilyn Mathias

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