La guerre
Imaginez un soldat qui court à la bataille. Sa bedaine fait penser au sac sur le dos du Père Noël. Dernièrement, il passe la plupart de son temps sur le canapé regardant la télé et mangeant des chips et des bonbons. Il n’a pas appris à tirer au fusil. Il ne connaît pas la tactique de l’armée.
Mais il est plein de feu et de passion et il est déterminé à gagner la bataille. Il aime son pays et sa famille. Que se passera-t-il dans la bataille qui vient, selon vous ?
Cette petite illustration est la réponse à beaucoup de questions en ce qui concerne la nécessité de la lecture régulière de la Bible, la prière journalière, le jeûne, le témoignage, l’assistance assidue aux réunions de l’église, etc.
Pourquoi la discipline ? Pour gagner la bataille et pour en aider d’autres à faire de même.
Les soldats passent des mois d’entraînement avant le combat. Même là, il y en a qui paniquent quand la bataille éclate, mais la plupart livrent le combat beaucoup plus efficacement à cause de leur entraînement et leur préparation.
Je ne sais pas si on vous l’a dit ou non, mais nous sommes engagés dans un combat. Ce n’est pas entre la Gauche et la Droite, mais une guerre sans pitié contre le diable et le péché.
Ceux qui sont bien entraînés et qui mettent leur foi dans leur Capitaine, gagnent. Les paresseux ou ceux qui se préoccupent seulement de cette vie ici-bas risquent d’être descendus par l’ennemi.
Mais nous devons nous préparer pour la bataille. Comment ?
Notre attitude.
« Relevez donc vos mains fatiguées, fortifiez vos genoux affaiblis ! Continuez à marcher sur des sentiers bien droits, afin que le pied boiteux ne se démette pas, mais qu’il guérisse plutôt. » (Heb. 11 : 12, 13, Français Courant).
Le guerrier fait ce qu’il faut. Il est maître de lui-même parce qu’il s’est équipé pour la bataille.
Vous voyez des équipes de foot qui jouent très bien pendant 80 minutes, mais qui faiblissent à la fin. Ils n’ont pas voulu faire ce qu’il fallait pour aller jusqu’au bout et ils perdent, faute de condition physique. Aujourd’hui quand je joue, je suis Zidane pour cinq minutes. Malheureusement la match dure 90 minutes.
Mais surtout, il y a des personnes qui s’inspirent de notre exemple. Montrons-leurs comment fait un bon guerrier. Sinon, eux, ils risquent de tomber de découragement. « Il est plus fort que moi, qui suis boiteux. Si lui, il n’arrive pas, comment moi, vais-je le faire ? »
Nos relations avec les autres.
« Efforcez-vous d’être en paix avec tout le monde et de mener une vie sainte … » (Heb. 11 : 14).
« Efforcez-vous » montre que ce n’est ni normal ni facile. Il faut des efforts pour vivre comme ça. Il y a des gens qui font ressortir le pire en nous et il faut se faire violence pour ne pas leur répondre de la manière bête dont ils nous ont traité. Il faut combattre par l’Esprit pour avoir la paix.
La condition de notre âme.
Attention à ce que vous mangez toute la journée.
« Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés » (Heb. 12 : 15).
Ne laissez pas l’amertume s’installer dans votre esprit. Déracinez-là. Il faut que vous l’arrachiez pour qu’elle n’aille nulle part, cette racine. Elle grandirait. Elle aurait des enfants et des petits-enfants, cette racine. Eh puis, très vite, tout votre entourage manifesterait les symptômes qui se produisent chez les gens qui mangent des racines amères.
Combien d’églises ont été ravagées par l’amertume d’une personne et qui s’est répandue chez les Chrétiens ? Combien de mariages ont rompu parce qu’un des partenaires portait de l’amertume qui a infecté le conjoint et les enfants ?
Vaincre les passions.
J’ai lu qu’une fois dans la Guerre Civile en Amérique les Sudistes lancèrent une attaque surprise et dégagèrent les Nordistes de leur camp. Mais ils ont ralenti la poursuite des ennemis pour manger ce que les Nordistes avaient laissé car il n’y avait pas grand-chose à manger chez eux. Pourtant, ils auraient dû poursuivre leur avantage et puis revenir manger après. Les Nordistes ont pu ainsi retourner la situation.
Et nous, si nous laissions les passions sexuelles en dehors du mariage, les envies de revanche, un appétit pour l’argent, la pornographie, ou un mauvais caractère, ou une sensibilité qui est toujours offensée, ou, ou, ou …
Mais si nous laissons place à cela, l’ennemi viendra reprendre ce que le Seigneur nous a donné et nous serons vaincus.
Celui qui gagne, c’est celui qui se discipline, qui fait ce qu’il faut pour remporter le combat. C’est éternellement important et pour vous et pour celui qui s’inspire de votre vie !
________________________________
Hum mm…
« Sans l’élément de risque nous n’avons qu’une idée. Le risque demande la foi. » Joseph Dimitrov

