TDC- Rêve ou réalité ?
J’ai choisi le thème “village d’hiver” pour ma page d’accueil Google. Voilà une représentation d’un village dans les montagnes, enterré sous la neige, qui se détend sous les derniers rayons du soleil couchant—ou c’est peut-être le soleil levant ou la lune qui se lève.
Je ne suis pas sûr, mais c’est beau.
Ça fait rêver du chocolat chaud, les cheminées à bois et les enfants riants, jetant des boules de neiges et fabriquant des bonshommes de neige.
Pourtant, regarder un beau tableau est plus facile que de faire face à la réalité. Si notre village était recouvert comme ça, je ne serais pas content. Je me plaindrais parce que je ne pourrais pas sortir ma voiture pour aller au supermarché ou à l’église.
Je serais prisonnier dans une belle photo. Je n’ai pas besoin de neige pour boire du chocolat chaud et notre cheminée à bois ne fonctionne plus suite à un épisode que je ne vous raconterai pas. La neige est froide et dangereuse et vos pieds gèlent et des microbes glissent dans vos passages respiratoires pour vous communiquer un rhume ou pire.
Pourtant, la neige vous donne des raisons de vous plaindre, alors ce n’est pas totalement négatif.
Avez-vous remarqué combien de choses sont belles, mais nous le remarquons seulement plus tard ? Et les maisons rustiques intéressent beaucoup—s’ils ne sont pas obligés d’y habiter, eux-mêmes.
Nous, êtres humains, nous avons un don redoutable de la part de notre Créateur. Nous pouvons regarder une personne ou une situation banales et voir la beauté derrière … mais souvent, ce n’est qu’après les faits que nous le remarquons. Voilà pourquoi Jeanne d’Arc a été brûlée comme hérétique puis réhabilitée comme sainte.
C’est beaucoup plus facile de comprendre ce qui s’est passé avec un peu de distance.
Les soldats du Canada, de la France, de l’Angleterre et des USA (et d’autres pays) ont débarqué en Normandie dans un orage de tirs, d’explosions, d’horreur et de la mort. La plage a été « une galerie d’art macabre » ; des corps, morts et mutilés, gisaient partout.
Des jeunes hommes embrassaient le sable, probablement plus concernés de faire leur devoir et de rester vivants, de surcroît, que par des idéaux élevés. Mais le résultat de leur terreur et de leur courage a été la liberté pour des centaines de millions. La laideur … la beauté.
Et votre situation ? Pas très glorieuse, hein ?
Vous êtes peut-être cette monitrice d’école du dimanche qui a passé la plupart de son temps, cette semaine, à nettoyer des petits nez rouges qui coulaient. Beurk !
J’assistais à un concert le samedi soir d’un groupe musical, Eden. Un jeune homme dans le groupe raconta comment il avait grandi dans l’église jusqu’à certain point dans sa vie. Puis ses parents, qui semblaient bien engagés au Seigneur, ont divorcés.
Il a perdu ses repères et il s’est éloigné cherchant la joie dans toutes sortes de mauvaises choses. À la fin, il s’est trouvé accroché aux drogues.
Puis il s’est souvenu de ses jours dans l’école du dimanche et un désir naissait dans son coeur de revenir au Seigneur. Et il l’a fait. Ce soir-là, il jouait de la guitare dans le groupe. A la fin de la réunion, une douzaine de gens répondaient à l’appel de recevoir Jésus.
Une histoire comme ça rend l’acte de nettoyer des petits nez beaucoup plus noble, n’est-ce pas ?
Nous peignons des tableaux des martyrs et nous allons aux musées d’art pour contempler la gloire de leurs actes. Mais, ce n’était pas beau du tout quand les faits se sont passés … des émotions fortes, le sang, l’horreur, la crainte … suivi tout simplement par des petits chrétiens anonymes qui se sont retroussés les manches et ont continué de servir le Seigneur et de répandre l’évangile de Jésus—même en face de la menace de mourir comme martyr.
Plus tard nous entendons ce puissant prédicateur Paul évoquer ses souvenirs d’un martyr qui l’a marqué :
« lorsqu’on répandit le sang d’Étienne, ton témoin, j’étais moi-même présent, joignant mon approbation à celle des autres et gardant les vêtements de ceux qui le faisaient mourir. » (Actes 22 : 20)
Laid … beau !
Et cet ouvrier qui témoigne et qui vit l’évangile au travail ? Les gens se moquent du « prédicateur». Ou ce pasteur qui travaille fidèlement dans l’obscurité, faisant de son mieux pour servir le troupeau et atteindre les perdus tandis que pas loin de lui il y a un autre pasteur qui épate le monde.
C’est l’histoire de la Croix, n’est-ce pas ? Il n’y avait personne qui portait une petite croix en chaînette autour du coup avant ce jour-là. Est-ce que vous porteriez une chaînette avec une petite guillotine en or qui y serait suspendue ? C’était ça, la croix.
Si vous aviez vu la croix, vous auriez probablement tourné la tête, d’horreur. Le Fils de Dieu y était cloué, son dos battu en boeuf haché, sa figure gonflée d’une couronne d’épines, corps exposé, la langue desséchée.
Horrible, mais tellement belle. Tellement belle !
Une scène, a-t-elle jamais été autant peinte, sculptée, ou rappelée ? De quelque chose d’aussi laid que le péché jaillissait la vie éternelle. Maintenant nous le voyons, nous le chantons et nous le prêchons. Mais à ce moment-là, la Croix semblait être la mort de tous nos espoirs. Maintenant Il vit éternellement et à cause de ce qu’Il a fait au Calvaire, ceux qui mettent leur espoir en Lui vivent aussi.
Êtes-vous dans une situation laide aujourd’hui ? Ne soyez pas trop rapide à proclamer un désastre. Regardez vers le Seigneur par la prière dans la foi, continuez de Lui faire confiance, allez toujours de l’avant sachant que ce que vous faites est juste. Ça peut durer un temps, mais Dieu a une manière de prendre ce que nous croyons être un fond horrible, pour en peindre un tableau triomphant à la fin.
Effectivement, la neige est belle.
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Hummm…
« Quarante ans d’expérience et d’observation m’ont enseigné un fait profond: un dirigeant marié traitera, éventuellement et inévitablement, l’épouse de Jésus de la même manière qu’il traite sa propre épouse. Pareillement, un parent enseignera et mènera la famille de Dieu de la même manière qu’il mène ses propres enfants. » J. Hayford

