Un compliment ambigu
Thursday, May 14th, 2009Quelqu’un ne vous a-t-il jamais dit quelque chose qui vous ait laissé perplexe, vous demandant si c’était un compliment ou une remarque désobligeante ?
« Hep, tu n’es pas aussi laid que tu étais dans le temps ! »
« Ces boutons que tu as au visage sont particulièrement beaux aujourd’hui ! » « Ne sois pas triste, il doit bien y avoir au moins trois ou quatre personnes dans le monde libre, plus bêtes que toi. »
J’avais un peu ce sentiment quand j’ai lu un article ‘’amicale à la religion'’ qu’un certain Charles Blow a écrit pour le journal « New York Times » ('’ Passant à la foi ‘’ 1 mai, 2009).
Il semble qu’il essaie d’expliquer le résultat d’une étude menée aux USA par le très sérieux Forum Pew concernant la religion et la vie publique. Ils ont questionné 3000 personnes et ils ont trouvé que la plupart des enfants élevés sans affiliation religieuse ont choisi plus tard d’adhérer à une religion.
« Bien que la science, la logique et la raison se rangent plutôt du côté de ceux qui n’ont pas de religion, les faits sont froids et durs » Blow écrit. « Oui, l’évidence pour l’évolution est irréfutable. Oui, il y a beaucoup de contradictions dans la Bible. Oui, l’évidence montre qu’il est possible que Dieu soit un produit de la pensée. Oui, oui, oui ! Mais quand chante la chorale ? Et c’est pour quand le pique-nique ? Et mon enfant, aura-t-il un rôle dans la pièce de théâtre, pour la fête ? »
Une partie de moi veut arrêter ici pour riposter parce que certaines de ces déclarations sont outrageuses, mais écoutons un peu plus.
« Comme le mouvement non-religieux prend de l’élan, il doit mieux faire, encore, en faisant appel à la partie éthérée de notre spécificité humaine—cette partie merveilleuse et précieuse où la logique et la raison n’ont pas autant d’influence, où l’amour et la compassion règnent. C’est la partie qui craint la solitude, qui désire la compagnie et qui a besoin d’affirmation et de communion. »
Sans mettre des paroles dans la bouche de M. Blow, il me semble que son idée est que la religion répond aux besoins sociologiques de l’homme. Dans cette façon de voir le monde, il n’est pas nécessaire que Dieu existe. Enfin, il n’est presque pas question de Dieu dans l’article—plutôt des ramifications sociales de la religion.
Puis-je suggérer une autre explication pourquoi ces gens sans affiliation se joignent à l’Eglise ou aux organisations religieuses ? Augustin a déclaré : « Tu nous as faits pour Toi Seigneur et notre coeur est sans repos tant qu’il ne demeure en Toi. »
Pourquoi les Chrétiens chinois ont-ils bravé les raclées, tortures, emprisonnements et séparations de leur famille et des autres chrétiens ? Etait-ce à cause de leur foi en Christ ou pour le droit de chanter dans la chorale et manger des croque-monsieur aux pique-niques de l’Eglise ?
Etait-il possible qu’ils aimaient le Seigneur Jésus de tout coeur ? Même en prison, entourés de gens qui détestaient leur message, ils ont continué de parler de Jésus. Le résultat ? Il se peut qu’il y ait plus de Chrétiens en Chine que de membres au parti communiste.
Le résultat ? Le mouvement des églises de maisons a la vision d’envoyer 100 000 missionnaires vers Jérusalem via la route de la Soie. Ils devraient traverser certains pays des plus anti-chrétiens sur la Terre s’ils réussissent et ils savent que beaucoup souffriront et même mourront pour leur foi.
Font-ils cela parce qu’ils ont un besoin sociologique ou parce qu’ils ont une relation puissante avec leur Créateur ?
Il y a plusieurs années de cela un homme avançait bien dans sa religion. Tous ses besoins sociologiques étaient comblés. Puis, quelque chose survint qui répondait à un besoin beaucoup plus profond et primitif dans son être intérieur. Ecoutez son histoire :
« Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je puis, à la résurrection d’entre les morts. » (Phil. 3:7-11).
Il y a un besoin qui bouillonne dans notre âme, même plus grand que notre besoin des autres. C’est notre besoin pour Lui. N’arrêtez pas à la religion, mais allez à Dieu, lui-même, par son Fils Jésus.
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Hummm…
L’intimité est progressive et seul le cœur qui a faim connaît les profondeurs de l’intimité avec Dieu.