N’abandonnez pas
Des vues incroyables des Alpes défilaient aux fenêtres de notre train qui avançait péniblement.
C’était en 1981. Nous venions de quitter la sécurité de la petite ville de Pittsburg au Texas pour nous lancer dans l’aventure de prêcher l’Evangile au Luxembourg. D’abord, nous devions apprendre une langue qui soit comprise dans ce pays, c’est ce qui explique que nous nous rendions à une école de langues, située à Albertville pour y apprendre le français.
Les montagnes boisées s’élevaient majestueusement comme des sentinelles autour de notre vieux train qui semblait se frayer un passage. Avant ce voyage, j’avais vu de tels paysages seulement en photo ou en tableau.
Quelque part, pourtant, l’émerveillement avait fui mon coeur. C’est une chose de dire « oui ! » à l’appel du Seigneur dans le feu de l’engagement et de la prière. C’est une autre chose que de quitter sa famille, ses amis et tout ce que l’on a connu pour aller quelque part où l’on ne connaît même pas assez la langue pour demander où sont les toilettes comme cela nous est arrivé.
Nous avions le petit wagon à nous seuls. Trois enfants de neuf, sept et six ans s’étendaient comme des cadavres sur les bancs derrière moi. Question de décalage horaire. Ma femme aussi avait un peu le même « look » pendant qu’elle dormait, pas loin de moi. J’étais content de ne pas avoir de miroir parce que je me serais probablement fait peur en me voyant.
Et là, contemplant la beauté incroyable de la création de Dieu, j’ai pensé : « Qu’ai-je fait ? Je ne reverrai pas avant quatre ans maman et papa ni mon frère ni ma sœur, ni les amis. Au revoir à la cuisine mexicaine que j’aimais tellement et les Cow-boys du Texas, mon équipe de football professionnelle préférée.»
Je ne sais pas quand je me suis senti aussi morne que ce jour-là durant ce voyage de Chambéry à Albertville.
C’est emballant de lire des aventures dans les livres mais c’est souvent beaucoup moins agréable de les vivre.
…Vingt huit ans après, ces enfants sont maintenant adultes, ils ont quitté notre foyer pour fonder leur propre famille. Ils aiment le Seigneur.
Ce bonhomme d’alors, qui avait 31 ans, a maintenant les cheveux gris, une moustache blanche et des rides. Sa femme, par contre, est encore plus belle. (Les femmes font souvent exceptions à la règle).
Il faudrait plusieurs livres pour vous raconter tout ce qui s’est passé, mais vous savez quoi ? J’ai fait une découverte incroyablement importante. Attendez un moment. Préparez vous. Asseyez-vous. Ça vient ….
DIEU EST FIDÈLE!
O, comme je voulais abandonner ce jour-là dans les Alpes ! Mais je suis content de ne pas l’avoir fait.
Peut-être que vous avez commencé quelque chose et soudain vous vous êtes rendu compte que ce n’était pas aussi facile que ce que vous aviez imaginé. Ce serait plus raisonnable d’abandonner et de vivre une petite vie normale comme tout le monde, n’est-ce pas ! « Etait-ce vraiment Dieu qui m’a parlé ? J’étais ridicule de le penser ! »
Si vous croyez vraiment que Dieu vous a dit de faire cette chose, j’ai un petit conseil pour vous. N’abandonnez pas. Vous avez une arme secrète.
« Dieu n’était pas attiré à vous et il ne vous a pas choisi parce que vous étiez grand et important—en fait, vous étiez peu de choses. Il l’a fait simplement à cause de son amour, gardant la promesse qu’il avait faite à vos ancêtres. Dieu est entré et vous a puissamment fait sortir de ce monde d’esclavage où vous étiez, vous a libéré de la main de fer de Pharaon, roi d’Egypte. Sachez ceci : Dieu, votre Dieu, est vraiment Dieu, un Dieu sur lequel vous pouvez compter. Il garde son alliance d’amour, loyalement, avec ceux qui l’aiment et qui observent ses commandements pour mille générations. » (Deut. 7 :7-9, version le Message)
N’abandonnez pas et servez-vous de cette arme—la fidélité de Dieu.
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Hummm…
Nous nous disons étrangers et pèlerins, cherchant un pays qui sera le nôtre, mais nous nous installons comme des gens indigènes, exactement comme si nous étions chez nous et avions l’intention de rester aussi longtemps que possible. Je ne m’étonne pas que les miracles apostoliques sont morts. La manière de vivre apostolique est certainement morte. (Amy Carmichael, missionnaire)

