Six centimes !


Une fois quand j’avais environ quatre ans, j’ai décidé un jour, je serai riche . Mon grand-oncle Tommie avait un champ de coton à côté de chez mon grand-père. J’étais chez mamie quand Oncle Tommie engageait des gens pour cueillir son coton.

Quelle opportunité pour un gars de quatre ans, plein de pêche ! Mamie m’a équipé avec un vieux sac à grain vide, mais le plus important de tout étaient les sandwiches au beurre de cacahuète, et de confiture qu’elle avait faite. Vous ne pouvez pas travailler durement, sans manger.

Je me suis joint à plusieurs personnes qui travaillaient déjà sous le chaud soleil du milieu de matinée. Des visions de riches dansaient dans ma tête mais très vite, elles furent  remplacées par la vision des sandwiches de ma grand-mère.

Un homme doit manger pour garder ses forces, alors j’ai trouvé un endroit tranquille et j’ai bien profité du monde et des sandwiches pendant que les autres travaillaient. Un peu plus tard nous avons pesé ce que nous avions cueilli. On était payé au poids du coton qu’on avait récolté.

J’avais seulement un peu de coton au fond du sac, mais je me suis persuadé que ça valait pas mal d’argent. Et sinon, Oncle Tommie était le frère de papi et le sang comptait pour quelque chose, n’est-ce pas ?

Oncle Tommie a promis de passer chez mamie pour laisser mon salaire. Grand-mère me l’a donné plus tard—six centimes de dollar. C’était vers 1954, mais quand même, six centimes ! Mes visions de tout ce que j’allais acheter se sont évaporées.

Il y avait une raison importante pour laquelle je n’avais pas gagné beaucoup d’argent ce jour-là. Je n’avais pas fait grand-chose ! Un fait de la vie pour une grande partie d’entre nous : si l’on travaille peu, on est peu payé.

Ce principe marche dans notre service pour Dieu. Le salut est gratuit, mais nous sommes des serviteurs du Dieu vivant. Et les serviteurs sont censés  travailler.

Beaucoup de gens veulent donner au Seigneur quelques heures, de l’argent de poche et un peu de leur coeur. Il n’est pas leur priorité, mais Il est plus comme une assurance incendie. Nous jetons nos restes sur l’autel des sacrifices et nous croyons que Dieu est impressionné.

Et nous nous demandons ce qui manque.

Dieu Tout Puissant a tout donné pour nous. Savez-vous qu’il attend le meilleur de nous en retour ? « Oh, je ne suis pas capable » nous disons avec humilité. Dans ce cas « l’humilité » est synonyme de « paresse ».

Erwin McManess a dit : « Eventuellement, si nous travaillons fort, les gens se tromperont en pensant que c’est du talent. »

J’ai lu qu’il y a eu une belle jeune femme qui a rendu visite en Roumanie après la chute du communisme. Elle a vu des enfants abandonnés qui vivaient dans les égouts d’une grande ville. Elle n’avait pas une qualification particulière pour changer la situation—mais elle l’a fait.

Beaucoup d’enfants ont une meilleure vie parce qu’elle a travaillé pour le Seigneur.

Faisons le bilan de notre vie. Travaillons-nous de tout coeur pour le Seigneur ou passons-nous la plupart de notre temps en mangeant des sandwiches et en regardant les autres travailler ?

« Tout travail procure l’abondance, mais les paroles en l’air ne mènent qu’à la disette. » (Prov. 14:23) « Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis et sa grâce envers moi n’a pas été vaine; loin de là, j’ai travaillé plus qu’eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. » (1 Cor. 15:10)

Six centimes! J’ai toujours du mal à le croire. Six centimes !

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Hummm …

« N’attendez pas que l’inspiration vous frappe. L’inspiration n’est donnée qu’à ceux qui travaillent fort. » Zoe Heller, écrivain.

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