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La douleur qui s’attache à l’amour

Friday, May 23rd, 2008

Ma fille Christi nous a appelées récemment à 5h 30 du matin (il y a une différence de sept heures entre la France et chez elle). Elle dit que son petit de cinq ans, Micah, avait le bras cassé—sérieusement. Ils le transportaient par ambulance à l’hôpital des enfants de Fort Worth et elle voulait qu’on prit pour lui.

Et 8000 kilomètres de là j’avais mal.

Quelques jours plus tard, après une opération réussit où on a tout remis en place, nous avons reçu quelques photos par internet. L’un avait pour titre : « Triste » et le voilà le petit, le bras déformé et décoloré, grimaçant de douleur. Mon coeur s’émouvait en moi.

Le titre de la photo était le suivant : « Heureux » et voila mon petit bonhomme quelques jours après, souriant jusqu’aux oreilles sous sa petite coiffure de « Beatles »–opération réussit, le monde est merveilleux, tout tournait de nouveau autour de lui comme il le fallait.

Evidement la deuxième photo me plaisait 100 fois plus que la première. La première ? Bon, c’est ce qui arrive quand on essaie de tenir debout puis de sauter de son cheval à bascule. Ca ira mieux, mon petit, si tu écoutes ta mère de temps à l’autre.

Vous savez quoi? Une des choses qui nous effraie est quand t-on aime, on est vulnérable. Si vous aimez, sans mettre des limites, et que soudain l’objet de cet amour est blessé ou enlevé, il y a une ligne directe à votre coeur qui est aussi touché.

C’est un tsunami qui se précipite vers toi à tout vitesse et il est impossible de l’éviter. Quand l’objet de notre amour souffre, nous souffrons, mais il faut qu’on s’habitue parce que c’est une partie du prix qu’on paie quand on aime.

L’amour sort de sa cachette et il annonce : « Pour la merveilleuse récompense qui donne l’amour, j’encaisserai les douleurs qui viennent avec lui. »

Même si l’objet de ton amour est repris, il y a des avantages qui restent. Les souvenirs, mais encore plus que des souvenirs, habitent notre coeur. Je dis, ‘plus que des souvenirs’, parce qu’il me semble qu’il y a des liens qui nous connectent à cette personne que nous aimons et les deux bouts de ses cordes s’ancrent profondément dans le coeur de l’un et l’autre.

La personne laisse quelque chose en nous, même quand elle n’est plus là.

Je suis tout ce que Dieu a fait de moi, mais je suis aussi en partie la somme de ceux Qu’il a placé dans ma vie.

Si j’avais eu une autre mère ou père, j’aurais un autre ADN, mais je serai aussi différent dans l’essence de qui je suis. Pour le bien ou le mal, maman et papa ont laissé une partie d’eux-mêmes en nous. Si c’était mauvais, ce n’est pas nécessaire que cela nous détruise parce que nous pouvons en être guéris et Dieu peut s’en servir pour en guérir d’autres.

Quand nous permettons à Dieu de racheter ces domaines où nos bien-aimés nous ont blessé, ces endroits deviennent des places fortes et nous sommes plus forts, plus aptes d’aider les autres qui ont le même mal que nous avons eu.

Dieu a beaucoup risqué en nous aimant dans son Fils Jésus. Pensez au nombre de fois qu’il a eu mal parce qu’il s’est exposé au douleur en aimant quelqu’un. Tant de gens ont rejeté cet amour—le lui ont lancé au visage.

Mais il court le risque parce que la récompense est tellement grand quand nous répondons positivement à son amour. Oserai-je dire qu’Il vit pour cela ? Nous sommes la prunelle de son oeil, sa plus grande joie, l’inspiration de ses chants. (Soph 3 :17)

« Voyez combien le Père nous a aimés ! Son amour est tel que nous sommes appelés enfants de Dieu—et c’est ce que nous sommes réellement … ce que nous deviendrons n’est pas encore clairement révélé. Cependant, nous savons ceci : quand le Christ paraîtra nous deviendrons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. Tout homme qui a cette espérance en Christ se rend pur, comme Jésus-Christ est pur. » (1 Jean 3, Français Courant)

Il se peut que quelqu’un vous a blessé et vous vous êtes repliés derrière des murs de protection, craignant d’aimer pleinement parce que c’est un endroit exposé. Mais les récompenses valent la risque. « Mais, je serai peut-être un jour blessé ! » Laissez-moi vous corriger. Il n’y a pas de “peut-être” dans cette phrase. Vous serez blessé plus tôt ou plus tard.

C’est seulement parce que les récompenses de l’amour sont si puissants—non plus que cela—si nécessaire, que ça en vaut la peine.

Christi a retéléphoné l’autre jour et Micah était retourné pour un bilan de deux semaines. Le bras guérit si bien qu’à la radiographie il ne semble même pas que c’était cassé. Elle a pourtant un problème avec lui parce qu’il est tellement plein d’énergie—courant, sautant, (et effrayant maman et papa)—qu’elle a peur qu’il casse quelque chose de nouveau avant que cela soit guérit.

Et qu’est ce qu’un parent peut faire ? Accrochez-vous bien et prier. Après tout, Christi, souviens-tu de ce temps-là quand tu avais trois ans et que tu as sauté dans l’eau trop profonde ? Et cette fois-là quand …
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Hmmm…ummm

« Voilà le destin qui fait de nous des frères ; personne ne suit son chemin tout seul : tout ce que nous envoyons dans la vie des autres revient dans nos propres vies. » Edwin Markham