Différence entre les femmes et les hommes
Friday, June 6th, 2008Le gros titre de l’article m’a un peu surpris : ” Les adversaires portent un opposant pour qu’il marque.”
L’article écrit par Joseph Frazier (AP) a raconté de quelle façon le batteur, dans un match de base-ball, avait frappé la balle à l’autre coté de la barrière du terrain de jeu. Dans ce sport, normalement, cette action permet au batteur de marquer un point pour son équipe. On court alors à toutes les bases, sans opposition, pour les toucher puisque la balle est partie.
Seulement cette fois-ci, quand l’athlète a passé la première base il s’est, malheureusement, déchiré un ligament et ne pouvait plus courir. Selon les règles, l’équipe de ce malheureux ne pouvait pas l’aider et si la personne ne touchait pas chacune des quatre bases, elle ne marque pas !
Que faire ? Ce furent deux membres de l’équipe adverse qui décidèrent de porter le batteur pour qu’il puisse toucher toutes les bases—un acte qui a contribué à la défaite de leur propre équipe.
J’étais surpris jusqu’à ce que je réalise que c’était deux équipes féminines qui jouaient au base-ball. Puis, je me suis dit :
” Maintenant, je comprends. ”
La plupart des équipes d’hommes ne feraient jamais cela. Ceux-ci, en voyant leur opposant se recroqueviller de douleur sur la première base penseraient : « Ouais, maintenant on a encore une chance de gagner ! » Ou : « C’était la justice divine. Nous sommes destinés à gagner ce match ! »
Mais porter un joueur opposant pour qu’il vous vainque ? Soyez sérieux !
Une fois, dans une colonie de vacance, des enfants, une gentille soeur et moi étions les moniteurs pour l’équipe ” noir “. Elle me cassait les pieds en disant que j’étais trop ” compétitif. ”
Moi, compétitif ? Quoi ? Je veux seulement GAGNER!
Un jour notre équipe jouait au base-ball contre une équipe d’une autre couleur et nous les massacrions. Les moniteurs jouaient aussi dans l’équipe et madame «cœur-tendre » lançait la balle. Elle voulait qu’on laisse l’autre équipe marquer pour être gentille.
La plupart de nos joueurs etaient des garçons et son opinion ne faisait pas l’unanimité. Un des batteurs de leur équipe frappait très fort et la balle est partie comme un éclair, quand j’ai fait l’action de ma vie pour l’attraper et sortir le malheureux batteur. Les garçons étaient contents.
Et notre bonne femme ? Elle m’a grondé ! « Mais laisses-les marquer ! »
(C’était quand même un bon jeu de ma part, je l’affirme). Une des dernières choses qu’elle m’a dit quand je partais dans l’autobus avec les enfants de notre église était : « Ne soyez pas si compétitif ! »
Rabat-joie !
Il semble que les dames soient plus spirituelles que nous dans ce domaine, n’est-ce pas les gars ? Quand j’ai commencé cette Tache, j’allais écrire comment nous devrions nous laisser motiver plus souvent par notre coté féminin, en aidant plus les autres et en étant moins compétitif avec eux.
Puis, je commençais à réfléchir sur des grandes bagarres que j’ai vues dans ma vie et je me suis rappelé que les principaux acteurs dans ces histoires n’étaient pas forcément des hommes. J’ai vu des bagarres entre « chats », qui rivalisaient avec toutes les bagarres que je n’avais jamais vues entre chiens, en ce qui concerne la férocité (quand j’étais au lycée une grande partie des « bagarres des chats » etaient à cause d’un chien).
Les hommes ne porteront peut-être pas un adversaire pour qu’il marque contre eux. Chapeau aux dames ! Mais j’ai vu aussi des femmes être sans pitié envers d’autres avec leurs langues, leurs actes ou leurs attitudes.
Peut-être que ce n’est pas forcément notre coté féminin que nous devons encourager mais qu’il nous faut penser à notre « coté » le Seigneur. Lui, attend plus de nous qu’un simple coup de main à l’opposant dans un petit match.
Voilà son coté :
« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu témoigneras de l’amour à ton ami et tu auras de la haine pour ton ennemi. Et bien, moi je vous dis : Témoignez de l’amour à vos ennemis et priez pour ceux qui vous poursuivent de leur haine. Ainsi vous vous comporterez vraiment comme les enfants de votre Père céleste, car lui, il fait luire son soleil sur les méchants aussi bien que sur les bons, et il accorde sa pluie à ceux qui font sa volonté comme à ceux qui ne la font pas. Si vous aimez seulement ceux qui vous aiment, allez-vous prétendre à une récompense pour cela ? Et si vous réservez votre bon accueil aux gens de votre milieu, si vous êtes seulement aimables avec vos amis, que faites-vous là d’extraordinaire ? Est-ce que les païens n’agissent pas de même ? » (Mat. 5 :43-46, Parole Vivante)
Un des acteurs principaux dans la petite histoire de base-ball au commencement de cette Tache a dit : « A la fin, ce n’est pas tellement une question de gagner ou de perdre. Il y avait cette fille qui avait bien frappé la balle de l’autre coté de la barrière. Elle méritait de marquer. »
Voilà comme vous devriez répondre. Je sais que le Seigneur est content quand nous répondons comme ça, mais… mais… ne pouvons-nous pas suspendre des principes bibliques quand il s’agit d’un match de sports ?
Bon, je sais. Je sais. A la semaine prochaine.