Comment avoir mal avec quelqu’un qui a mal
Saturday, March 21st, 2009Nous supplions le Seigneur pour sa puissance. Ce serait peut-être mieux si nous prierions pour la compassion parce que la compassion prépare le chemin pour des miracles.
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J’avais un moment “pastoral” récemment. Mon pasteur, Guy, et moi, avons visité un hôpital où un enfant de 20 mois venait de mourir.
Le petit avait lutté contre le cancer presque depuis le début de sa vie. La famille combattait, pleurait, priait et faisait tout son possible selon le plan médical pour que le petit vive.
Mais enfin le combat se termina et Guy et moi, nous nous tenions là avec le père éperdu, regardant la partie terrestre du petit qui était maintenant avec le Seigneur. Dans ces moments-là, vous ne dîtes pas grand-chose. Vous priez. Vous exprimez votre amour et votre soutien. Vous philosophez sur le sens de la vie selon Dieu.
Notre cœur est touché par la douleur du papa et de toute la famille. Vous avez mal. On appelle cela « la compassion ». La racine de ce mot, d’après ce que j’ai lu, veut dire : « (com) ensemble, (passus) de souffrir, de ressentir la pitié. »
Nous entrons en quelque sorte, dans la souffrance d’un autre et nous l’aidons à la porter.
C’est difficile d’avoir mal comme les autres quand c’est à eux que la chose est arrivée. Guy et moi, nous avons eu mal avec le papa et nous le ressentions toujours jusqu’à un point, mais c’est impossible, normalement de souffrir comme la famille souffre. Nous avons compassion pour les gens et les situations qui nous sont les plus proches. Avez-vous ressenti beaucoup de douleur pour les gens de l’Est du Congo dernièrement ? Presque quatre millions de gens sont morts là-bas depuis quatre ans.
« Le Congo est la guerre la plus meurtrière que le monde voit depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale et … ces statistiques ahurissantes ont été étouffées par la plupart par des médias et des dirigeants mondiaux » dit le docteur Richard Brenna de l’International Rescue Committee, une association qui s’intéresse de près à ce qui se passe dans la région (Associated Press Television News in New York).
Si nous voyons un reportage sur le Congo dans les médias, nous ressentons des petits lancements de pitié en regardant des visages torturés et pour un instant nous pensons à ce que ce serait si c’était nous et nos enfants et que nous nous cachions dans la jungle craignant ces monstres portant des fusils. Nous exhalons une petite prière et nous changeons de chaîne pour ensuite nous perdre dans la énième édition de « Qui Veut gagner des Millions ? »
De toute façon, nous ne pouvons rien faire pour changer la situation, nous pensons.
Une des clefs dans le ministère de guérison de Jésus était sa capacité de ressentir ce que les autres ressentaient. Cette compassion le galvanisait d’agir. Une petite maman veuve marchait dans un cortège funéraire à côté du cercueil de son fils mort.
Quand Jésus l’a vu il a eu une réaction folle : « Quand Jésus l’a vue, son cœur s’est brisé. » (de Luc 7, paraphrase Le Message). Il ne la connaissait même pas ! Mais sa réaction qui venait des tripes a été déterminante pour la suite.
« Il lui a dit, ‘Ne pleure pas.’ Puis il est allé toucher le cercueil. Ceux qui le portaient se sont arrêtés. Il dit : ‘Jeune homme, je te le dis : lève-toi.’ Le mort s’assit et commença à parler. Jésus l’a présenté à sa mère. » (Le Message, Luc 7). (Ca n’a rien à faire avec le sujet mais n’est-il pas drôle qu’il se mit tout de suite à parler ? J’ai des amis comme ça. Revenu à la vie, la première chose qu’ils feront? Parler! Ma femme dit que je suis comme ça).
Jésus se tint devant le tombeau de Lazare et pleura avec la famille qui pleurait, bien qu’il sache qu’il allait faire un miracle. Peut-être qu’il pleurait à cause de leur incroyance, mais en le connaissant, je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il entrait dans leur souffrance.
Nous supplions le Seigneur pour sa puissance. Ce serait peut-être mieux si nous prierions pour la compassion parce que la compassion prépare le chemin pour des miracles.
Jésus a ressenti tout ce qui nous touche intimement. Voilà comment il a pu nous racheter.
« Es. 53: 4 Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu et humilié. »
La compassion nous pousse à l’action. La compassion dynamise notre prière parce qu’elle ajoute la passion. Nous prions comme intercesseur au lieu d’être un spectateur indifférent. Un intercesseur a mal avec celui qui a mal.
Nous avons compassion pour ceux qui passent par la douleur que nous aussi, nous avons expérimentée. Parfois notre propre douleur nous prépare pour la compassion !
Dieu entend la prière, mais je crois qu’Il entend la prière d’un cœur brisé plus distinctement que toutes les autres. Souvent le Saint Esprit nous donne une compassion pour des gens et des situations que nous ne connaissons même pas. Une femme s’est réveillée la nuit avec le désir de prier pour les pieds d’un missionnaire de l’autre côté du monde. C’était une idée folle, mais elle permettait au Saint Esprit de prier au travers d’elle.
Plus tard, elle a appris que ce missionnaire traversait un grand danger dans les montagnes et ses pieds étaient presque gelés. Il a été sauvé et je crois qu’une partie de cette délivrance était les prières ferventes de cette dame.
Le Saint Esprit nous permet de ressentir ce que les autres ressentent pour que nous priions avec puissance et efficacité. Si l’issue de notre prière nous est indifférente, nous n’allons probablement pas prier avec foi.
Les gens qui possèdent la foi désirent vivement la chose pour laquelle ils prient. Osez-vous prier pour le don de compassion aujourd’hui ? Il vous poussera à genou cherchant la face de Dieu. Il vous remettra sur pied pour voir ce que vous pouvez faire, vous, sur la solution.
La vraie compassion—par opposition aux quelques larmes qui nous font plus de bien que l’autre—la vraie compassion fait toute la différence du monde !
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Hummm…
« Les temps difficiles sont bons pour l’Eglise. Je préfère de loin être pasteur dans une crise que dans un temps d’expansion économique. Les gens seront plus ouverts à la bonne nouvelle pendant l’année et demi qui vient que dans n’importe quel autre temps de notre vie. » Rick Warren.