Les larmes d’un clown
Saturday, June 16th, 2007La phrase : « les larmes d’un clown » m’a traversé l’esprit dernièrement et depuis je souhaitais écrire une tâche sur ce thème. Je ne sais pas pourquoi, mais le puissant contraste dans ces mots m’a touché.
Le problème c’est que je n’arrivais pas à trouver une application spirituelle. Mais comme tout bon Pasteur qui cherche un message qui sied à une magnifique illustration qu’il a trouvée, ça ne m’a pas arrêté.
J’ai même trouvé un verset « larmes d’un clown » :
« Au milieu même du rire le cœur peut être affligé, et la joie peut finir par la détresse.» (Proverbes 14 :13, Segond)
Un peu de recherche m’a révélé que « les larmes d’un clown » étaient un chant de Smokey Robinson et les Miracles qui est arrivé numéro 1 sur le Top 10 en 1970. (cette information n’a pas trop avancé ma recherche pour une application spirituelle).
On pleurait sur une partie des paroles de la chanson : «… Tu es partie et j’ai mal. Comme un clown je fais semblant d’être heureux. Il y a des choses tristes connues de l’homme mais il n’y a rien de beaucoup plus triste que les larmes d’un clown, quand il n’y a personne… » (Smokey Robinson/ Stevie Wonder).
Vous pleurez déjà ?
On ne sait pas toujours ce qu’il y a derrière un visage souriant. Il y a environ 80 ans, Rudolph Krb, un clown allemand qui fit rire les enfants pendant de nombreuses années, prit un fusil et se donna la mort.
Il avait cessé d’être un clown à cause d’un cancer qui avait défiguré son visage et il était difficile de gagner sa vie en Allemagne après la première guerre.
« Au milieu même du rire le cœur peut être affligé… »
Parfois nous ignorons les blessures des gens parce que nous ne pouvons pas imaginer qu’ils souffrent. L’homme riche ne pleure pas parce que son argent prend soin de lui. La femme du pasteur ne se sent jamais isolée, parce qu’elle est tellement spirituelle ! Cet ami à l’église qui est super bien équilibré, lui qui sourit et encourage les autres, il ne pleure jamais n’est-ce pas ?
Bien sûr que oui. Tous ! Dieu nous place ici pour répondre à la douleur et à la souffrance parce que lorsque nous avons mal, il a mal. Nous sommes ses mains étendues dans un monde de peine. Regardez autour de vous. Bien qu’il semble que tout soit en ordre pour cette personne – qui sait ce qu’il y a derrière le maquillage ?
Que puis-je faire pour l’aider ?
Soyez sensible à l’Esprit et souvent il vous dira lorsqu’il y a quelqu’un qui souffre. Une fois Jésus a remarqué un mendiant aveugle, assis à côté de la route. La plupart des gens ne faisaient pas attention à lui. Les mendiants aveugles dans la Jérusalem de cette époque étaient comme des décorations dans la maison – si nombreux que vous n’y faisiez pas attention.
Parfois les gens se réveillaient et jetaient quelques petites pièces dans leurs tasses pour mettre un baume sur leur conscience.
Mais Jésus l’a vu. Il l’a VU ! A ceux qui le critiquaient parce qu’il avait guéri cet homme le jour du sabbat, Jésus répondit :
«…je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le fils aussi le fait pareillement. Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’il fait… » (Jean 5 :19,20)
Jésus était sensible aux besoins des gens et au cœur de son Père. Quand le Père dit :« vas-y » le Seigneur l’a fait sans hésitation.
Nous prions aussi pour nos clowns qui pleurent. Quand tout sera dit au ciel, nous serons étonnés de voir combien nos prières pesaient dans les réponses de Dieu (et nous serons peut-être frustrés quand nous réaliserons ce qui aurait pu être si nous avions été plus fidèles dans ce domaine).
Encouragez ceux qui ont mal. Ecoutez les. Partagez ce que dit la parole de Dieu mais d’une manière sensible, pleine de soins. Souvent nous sortons nos versets du jour quand les autres souffrent mais d’une façon mécanique, plastique.
Si ce que nous partageons ne vient pas du cœur mais d’une bibliothèque quelque part dans notre tête, il n’y aura pas beaucoup de guérison. « Et voilà le verset que tu cites quand il y a un mort dans la famille. Et voilà la réponse quand quelqu’un perd son travail. Ce verser-ci est pour…» bien sûr que nous devons les réconforter avec la Parole mais il faut que ce soit authentique et pas seulement quelque chose que l’on a mémorisé.
Il est important d’être disponible et d’entrer activement dans la vie d’un autre. Ne soyez pas sa béquille où il ne guérira jamais. Il doit apprendre à marcher de nouveau après que les larmes soient séchées mais soyez présent pour l’aider à garder l’équilibre et exhortez le quand il veut abandonner.
Soyez éveillé spirituellement. Le Seigneur Jésus cherche quelqu’un pour sécher les larmes des clowns.
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Hmmm…mmm
« Marcher par la foi est simplement le choix de croire que ce que Dieu dit est vrai et de vivre selon cela par la puissance du Saint Esprit. » Neil Anderson