Un ours sur le dos

 

cute-971374_640Je n’ai jamais été trop motivé pour courir, à moins d’avoir un ballon et que quelqu’un me poursuive, ou alors que je poursuis à mon tour quelqu’un qui lui aussi ait un ballon.  Ca c’était agréable pour moi.

Les meetings d’athlétisme par contre étaient à mon avis un gaspillage de temps.

Vous courez et il n’y a rien pour attirer votre attention, si ce n’est des douleurs dans vos poumons et dans vos jambes.  Malgré cela, notre entraîneur de foot croyait que nous devions tous y participer pour rester en forme pour la saison de foot.

Je jetais donc le poids et le disque et j’ai supporté les courses qui nous étaient demandé, mais pas avec joie.   Le pire était les jours de meetings d’athlétisme quand le “coach” décidait que tous ceux qui n’avaient couru lors d’un autre évènement devait  ce jour là courir les 800 mètres.

Aaaugh !

Normalement nous étions environs une demi-douzaine de notre école, obligés de subir cette punition inhumaine. On n’était pas obligé de regarder la couleur de l’uniforme pour savoir qui nous étions. Nous étions ce petit troupeau à la fin du groupe des coureurs. Le but n’était pas de gagner. Nous évitions seulement de terminer le tout dernier dans la course.

Ce n’était pas trop difficile parce qu’il y avait souvent un ou deux petit gros avec nous. Nous trottions lentement jusqu’à la fin du cours. Puis juste à la fin nous sprintions (enfin nous trottions un peu plus vite) vers l’arrivée, laissant le petit gros derrière nous.

Un jour mon ami (on l’appelait “Bug” CAD “insecte”) m’a confié avant la Course : “Aujourd’hui, je vais vraiment courir. Je vais essayer décrocher une des premières places.” J’étais impressionné. Le pistolet donna le départ et voilà “Bug” parmi les coureurs de tête  pour les  premiers 200 mètres.  “Regardez Bug!” me dis-je, tout émerveillé !

Malheureusement mon ami ambitieux avait oublié quelque chose d’important : pour courir 800 mètres il est nécessaire de travailler et de se préparer.  Continue reading