L’incroyable lien entre la prière et l’éternuement

Les « prieurs » sont comme les « éternueurs » – il en existe de toutes sortes.

Par exemple, certains éternueurs sont des éternueurs « à-faire-un-trou-dans-le-mur. » Ils n’essayent pas de faire preuve d’un sens artistique, mais ils inspirent simplement l’équivalent d’une semaine d’air et : « Ahhhhhhh-TCHOUUUUUUUUUUUM ! »

Malheur à la personne qui se trouverait entre cet éternueur et le mur.

Le courant d’air reporté sur le registre des éternuements serait d’environ sept sur l’échelle de Richter.

Si tout ce que tu veux faire est extraire ce qui te chatouille le nez, je suppose que c’est efficace. Ce n’est pas très joli. Si ceux qui t’entourent ne s’y attendent pas, ils pourraient bien avoir une crise cardiaque, mais hé ! Ça marche !

Certaines personnes prient de cette façon. Ils n’en font pas une œuvre d’art, il faut que ça sorte et c’est tout. Quand ils prient, les poutres tremblent, les fenêtres vibrent et de la poussière tombe du plafond. Si Jésus avait prié de cette façon quand il était dans le jardin de Gethsémanée, Pierre, Jacques et Jean ne se seraient jamais endormis au lieu de prier.

Dormir aurait été impossible.

D’autres éternueurs sont plus artistiques. Au lieu d’essayer de reproduire le big bang, ils visent le style et l’euphémisme. « Ah-tchou ! » piaillent-ils avant de tapoter délicatement leur nez avec un mouchoir.

Et certaines personnes prient de cette façon. Elles veulent s’exprimer d’une façon sophistiquée, alors elles semblent prier avec le petit doigt en l’air, comme des personnes civilisées habituées à boire du thé dans le monde pré-machine-à-café. Continue reading