Une tomate sur les fesses

Nouvel article sur Dieu Agit: ” Une braise enflammée tombe son Coran ”  Moussa Koné, petit-fils et fils d’imams, destiné à être le 13ième de la famille rencontre le Seigneur. www.dieuagit.com  www.victoiremagazine.com (le nouveau numéro de Victoire est sorti avec le témoignage de Georges Reyes des Gypsie Kings)

Une tomate sur les fesses

L’humoriste Garrison Keillor raconte une histoire qui s’est passée quand il avait environ dix ans. Un chaud matin d’été sa mère l’a obligé d’aller dans son jardin potager pour cueillir des tomates.

Il ne voulait pas et il traînait autant que possible. Quand enfin il est arrivé il vit sa sœur de 17 ans, très obéissante, travaillant déjà, la tête et le torse vers le bas, cherchant des tomates. Le gosse  aperçut en même temps une énorme tomate, la partie basse déjà en train de pourrir.

Avec beaucoup d’enthousiasme il la cueillit et visa les fesses de sa soeur. Juste au moment où il allait lancer le missile pourri, sa  mère le vit et lui cria d’arrêter. Il  pesa la joie d’obéir contre la joie d’entendre le bruit d’une tomate pourrie s’écrasant sur le derrière de sa soeur.

Devinez quelle voix l’emporta ?

Ce fut un mille et il se sauva en courant aussi vite que ses jambes de dix ans pouvaient le porter. Malheureusement pour lui, sa soeur courait beaucoup plus vite que lui et, enragée, l’attrapa. Elle était sur le point de régler ses comptes avec lui quand la maman cria de nouveau.

La soeur lutta parce qu’elle voulait vraiment arranger le petit monstre, mais la voix d’obéissance prédomina.

Oui.

Mais quelque part, nous disons : « S’il y avait une justice dans le monde, elle l’aurait frappé. Les petits frères sont des casse-pieds royaux et ils méritent ce qu’ils reçoivent. » (Les grand frères par contre sont extra gentils, intelligents, loyaux, serviables, fidèles, etc).

Et moi ?

Vous savez quoi ? On aurait pu dire que s’il y avait une justice dans l’univers Dieu m’aurait écrasé. J’étais pécheur depuis le ventre de ma mère, mais encore plus, j’étais pécheur par mes actes, qui enfin, ne faisaient qu’exprimer mes entrailles.

« Aussi étions-nous, par nature, destinés à subir la colère de Dieu comme le reste des hommes. » (Eph. 2 :3). Une version de la Bible dit que nous étions objets de la colère de Dieu.

« Objets de sa colère » ? Pécheurs devant un Dieu saint. Il semble que nous sommes cuits, hein ? La Bible dit que le salaire du péché c’est la mort, et ce n’est pas seulement un passage par les pompes funèbres, mais une mort éternelle, horriblement séparé de la présence de Dieu. Enfin, nous étions déjà morts spirituellement.

Dieu va t-il nous frapper ?

Dans une telle situation nous attendons une explosion de la colère de Dieu. « Je les ai placé sur une terre parfaite et regardez maintenant—la guerre, l’abus de la terre même—ils ne veulent pas m’obéir. Ils abusent de leur corps, ils méprisent mes lois ! Ils se comportent avec méchanceté, parfois même avec violence les uns avec les autres.

« Alors, c’est fini ! Je les taperai comme des moustiques ; je les écraserai comme des mouches ! »

Oui, on aurait pensé que Dieu agirait comme ça envers nous mais le constat de ce que nous étions en Ephésiens 2 :1-3 est suivi de deux mots, peut-être les plus puissants de toute la Bible.

« MAIS  DIEU… »

Il me semble que j’ai toujours compris la colère de Dieu. Si Dieu était fâché avec moi, j’avais le sentiment que c’était juste. Je me souviens être dans mon lit, à l’âge de quatre ans, et être en train de penser : « J’aimerai aller au ciel, mais je crois plutôt que j’irai en enfer. »

Je ne comprenais ni Dieu ni son amour.

Logiquement, puisque nous avons suivi le prince de ce monde, le diable, et que nous étions objets de sa colère à cause de notre péché, Dieu aurait dû mettre le paquet en nous détruisant.

« Mais Dieu … »

Il n’est pas comme moi. Son grand coeur de compassion battait avec douleur. Il est riche en miséricorde. Ceux qui ne voient en Dieu qu’un grand tyran, n’ont rien compris.

C’était cet amour et cette miséricorde qui ont poussé Jésus à la Croix. Nous sous-estimons l’horreur de notre péché. Sérieusement, comme quelqu’un a bien dit, s’il y avait une autre manière de régler la dette, est-ce que vous auriez donné votre Fils ? L’énormité de notre péché demandait un sacrifice sans précédent.

Le prix payé était horrible et beau en même temps—beau au delà de notre compréhension.

Nous méritions la colère de Dieu mais elle est tombée plutôt sur son Fils. C’est sa justification et son amour qui sont tombés sur nous.

Il n’y a plus rien à payer puisque le Fils Jésus effaça la note contre nous. Et notre réaction ?

Puisque nous sommes de nouvelles créatures par notre foi en Jésus, travaillons à aider les autres et à proclamer cette bonne nouvelle au monde entier.

« Autrefois, vous étiez morts à cause de vos fautes et de vos péchés … Aussi étions-nous, par nature, destinés à subir la colère de Dieu comme le reste des hommes … Mais Dieu est riche en bonté. Aussi, à cause du grand amour dont il nous a aimés,  alors que nous étions spirituellement morts à cause de nos fautes, il nous a fait revivre les uns et les autres avec le Christ. — C’est par la grâce que vous êtes sauvés (De Ephésiens 2, version Semeur)

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Hummm …
« Le courage est contagieux. Quand un homme valeureux prend position sur quelque chose d’important, le courage des autres est souvent affermi. »– Billy Graham