Dieu parle. Est-ce que tu écoutes?

Les mamans et les grand-mamans sont des personnes sournoises, l’as-tu déjà remarqué ?

Quand nous étions enfants, mon jeune frère et ma sœur avaient tendance à chahuter tandis que je me comportais toujours de manière exemplaire… hmmm, la plupart du temps en tous cas. Il semblait exister un seuil limite au volume sonore supporté par notre grand-mère. Au-delà, Mamie Deloney entrait en action. Elle disait : « Jouons au jeu du silence. »

Voilà où les sournoiseries entrent en jeu. Nous, enfants, entendions le mot « jeu ! » et étions plus que partants. Mais si mamie disait bien « jeu », le mot le plus important pour elle était « silence. »

Selon les règles, si tu disais un mot, tu perdais. Le dernier à dire quelque chose avait gagné. Alors, nous étions là, comme des cocottes minutes sous pression sans valve pour laisser sortir la vapeur. Nous voulions désespérément parler, crier, rire et nous rendre insupportables, mais nous essayions de tenir et de remporter la compétition.

Et mamie ? Mamie sournoise avait un moment de répit.

Dieu est-il sournois ?

Je me demande si Dieu n’a pas permis l’état d’urgence mondial pour que nous puissions cesser de courir à droite et à gauche, avec de la musique hurlant dans nos oreilles, des présentateurs télé qui aboient et des outils de communication omniprésents qui beuglent pour attirer notre attention.

Quelqu’un a écrit que les américains devaient maintenant affronter la vie sans l’arrière-plan constant des sports. (J’ai pensé : « Aïe ! ») Quelqu’un a posté sur Facebook : « Jour 2 sans sport. J’ai découvert une dame assise sur mon canapé. Apparemment, c’est ma femme. Elle a l’air sympa. » (Manpage)

Je mangeais mon petit déjeuner à l’hôtel récemment et j’ai remarqué à nouveau, alors que la télévision beuglait dans la pièce, l’incapacité des médias à communiquer tranquillement.

S’il te plaît, ne vas pas croire que je minimise la souffrance de ceux qui perdent des bien-aimés à cause du virus ou la peur de ceux qui ont été licenciés. Mais les jours qui nous attendent risquent d’être beaucoup plus calmes que ceux auxquels nous sommes habitués. Peut-être que Dieu crie depuis un moment, essayant d’attirer notre attention et que nous ne cessons de monter le volume du reste.

Maintenant, nous pouvons écouter.

Qu’est-ce que Dieu était en train de nous dire ?

Voilà ce que, d’après moi, Dieu nous dit : « Car ainsi a parlé le Seigneur, l’Éternel, le Saint d’Israël : C’est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, C’est dans le calme et la confiance que sera votre force. Mais vous ne l’avez pas voulu ! » (Esaïe 30:15).

Quand nous nous taisons devant le Seigneur et que nous plaçons notre confiance en Lui, quelque chose de « magique » se produit. La paix, l’assurance et la puissance nécessaires pour vivre grandissent en nous comme un petit gland qui devient un puissant chêne.

Puis-je t’encourager ? Dieu s’occupe de cette situation. Mais profite de ce ralentissement pour grandir dans le Seigneur. Ne fais pas que végéter en regardant une énième rediffusion à la télé et en te demandant : « Qu’est-ce que nous allons faire ? » Ne te recroqueville pas dans une position fœtale en marmonnant : « J’ai peur de bouger parce que je risque d’attraper le virus. »

Et, s’il te plaît, laisse un peu de papier toilettes pour les autres quand tu vas au supermarché.

Calme-toi

Un de mes amis, le pasteur Pierre Huot, a remarqué : « C’est pendant une période de confinement que l’apôtre Paul et l’apôtre Jean ont été capable d’écrire la plus grande partie du Nouveau Testament ! Quelle richesse pour nous ! Espérons que cette période soit utilisée pour créer les meilleurs livres, les meilleurs albums, les meilleures peintures et autres. En tous cas, ne gaspillons pas ce temps, profitons-en plutôt… Rachetons le temps. »

Un autre ami, le pasteur Roger Lewis a dit : « Je t’encourage, je te mets même au défi de faire ceci : quand tu as terminé ta journée, ou quand tu sors d’un moment d’épreuve ou de conflit, quand la bataille est terminée… arrête-toi et réfléchis. Réfléchis à la bonté de Dieu. Réfléchis aux leçons apprises grâce à cette expérience. Réfléchis aux choses qui ont été bien faites. Réfléchis aux choses que tu aurais pu faire mieux. Sois reconnaissant pour ce que tu as traversé. »

Tu te souviens quand tu as dit : « Un de ces jours, je vais prendre du temps pour plonger réellement dans la Parole, prier davantage, parler de Dieu aux enfants, lire de bons livres, écouter de bons messages ou appeler cet ami à qui je n’ai pas parlé depuis longtemps, ou… . »

Maintenant, tu as le temps. Alors calme-toi et fais-le !

Image par Robin Higgins de Pixabay