Comment vaincre la « grognontise »

Comment vaincre la « grognontise »

J’ai vu un couple de professionnels de la grogontise récemment et j’ai été impressionné. Ils étaient vraiment bons.

 

Je me suis rendu dans une clinique pour faire un test et il y avait là ce vieux couple. Il s’en prenait à elle et elle s’en prenait à lui. Ils réussissaient rendre l’autre mal à l’aise et tous ceux qui les entouraient un peu gênés.

En réalité, je n’étais pas mal à l’aise. Je pensais qu’ils étaient assez amusants mais je me suis dit que, s’ils se chamaillaient comme ça en public, ce devait être des terreurs en privé.

Le même jour, j’ai vu cette autre vieille dame. Elle, c’était une pleurnicheuse. Elle ne cessait pas de se plaindre auprès de la secrétaire à propos d’une chose ou d’une autre. Sa petite voix plaintive était faite pour attirer la sympathie. Je me sentais désolé pour elle, mais j’avais le sentiment que ses pleurnicheries étaient plus ou moins continuelles.

Ce n’était pas joli.

Quand on devient vieux, une grande partie de nos capacités diminue. Il ne reste plus grand chose. (Je ne suis pas en train d’essayer de te faire peur. Je pense que ça doit se produire aux environs de 100ans). Que va-t-il rester de toi ou de moi quand nous allons être vraiment vieux ? Un pleurnichard ou un grincheux ?

Même si tu n’as que 25ans, tu es en train de devenir ce vieux monsieur ou cette dame âgée que tu seras alors.

 

Le magazine Christianity Today a rapporté cette histoire de Robertson McQuilkin, ancien directeur d’une école biblique, et de sa femme Murielle.

Alors qu’il avait 57 ans, sa femme a commencé à présenter des symptômes de la maladie d’Alzheimer. La maladie a évolué jusqu’à ce qu’il finisse par abandonner son travail pour rester à la maison et prendre soin d’elle.

Avant cela, le comité de direction de l’école avait engagé quelqu’un pour rester avec Murielle pendant qu’il travaillait. Mais elle ne pouvait pas supporter d’être séparée de lui. Pendant ces deux années-là, elle faisait parfois jusqu’à 10 fois par jour le trajet de plus d’un kilomètre jusqu’à son bureau.

« Avec moi, elle se sentait bien ; sans moi, elle était mal. »

Parfois, en l’aidant le soir à se préparer pour la nuit, il découvrait que ses pieds saignaient.

« Quand je l’ai raconté à notre médecin de famille, ses yeux se sont remplis de larmes : « Quel amour », a-t-il dit. « J’ai une théorie selon laquelle les traits de caractères que nous avons développés durant notre vie ressortent dans des moments comme ceux-là. » »

M. McQuilkin a ajouté : « Je veux aimer Dieu comme ça : souhaitant désespérément être avec Lui tout le temps.

Quand il ne restera plus grand chose de toi, que verra-ton ? Un grand sourire comme celui du chat de Cheshire dans Alice au Pays des Merveilles ?

Ou un grincheux ? Ou un pleurnichard ? Ou des louanges ? Un amour désespéré pour Dieu ? Ou de la crainte ? Ou de la reconnaissance ? Ou de la critique ? Ou des manifestations d’amour ?

Prépares-tu le vieil homme que tu vas devenir un jour ? Ou la dame âgée que tu seras ? (As-tu vu comment je négocie la chose ? Je ne suis pas assez idiot pour dire « vieille dame ». Ce n’est pas seulement politiquement incorrect, c’est aussi dangereux).

Si il ne reste plus que ta principale caractéristique, qu’est-ce que ce sera ? (Un indice : si tu ne le sais pas, demande à ceux qui t’entourent : ils le savent.)

Soit comme le vieux Caleb :

« Les fils de Juda s’approchèrent de Josué, à Guilgal ; et Caleb, fils de Jephunné, le Kenizien, lui dit : Tu sais ce que l’Éternel a déclaré à Moïse, homme de Dieu, au sujet de moi et au sujet de toi, à Kadès Barnéa. J’étais âgé de quarante ans lorsque Moïse, serviteur de l’Éternel, m’envoya de Kadès Barnéa pour explorer le pays, et je lui fis un rapport avec droiture de coeur. …

Il y a quarante-cinq ans que l’Éternel parlait ainsi à Moïse, lorsqu’Israël marchait dans le désert ; et maintenant voici, je suis âgé aujourd’hui de quatre-vingt-cinq ans. Je suis encore vigoureux comme au jour où Moïse m’envoya ; j’ai autant de force que j’en avais alors, soit pour combattre, soit pour sortir et pour entrer. Donne-moi donc cette montagne dont l’Éternel a parlé dans ce temps-là ; car tu as appris alors qu’il s’y trouve des Anakim, et qu’il y a des villes grandes et fortifiées. L’Éternel sera peut-être avec moi, et je les chasserai, comme l’Éternel a dit. » (Josué 14:6-12).

 

https://www.flickr.com/photos/grouchypuppy/ (Creative commons)

Victor: Flickr (Creative commons)

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2 thoughts on “Comment vaincre la « grognontise »

  1. Pingback: Quand une pensée devient-elle péché ? | Taches de Cafe

  2. Et oui! Nous cherchons le Seigneur et nous Lui demandons son aide. Puis, nous mettons en pratique un plan que nous avons formulé de donner de la structure à notre vie. Puis nous demandons au Seigneur de nous donner un coup de pied dans le derriere si nous ne le faisons pas 🙂 Seigneur vous benisse! David

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