Arrête de te communiquer comme un gamin de deux ans

Quand il s’agit de prendre le train, je redeviens un petit garçon. J’aime les TGV qui traversent la campagne française à toute vitesse.

L’autre jour, nous avons pris l’Eurostar et nos sièges se trouvaient juste derrière deux dames et un bébé. Un bébé bruyant. Un bébé qui ne se lassait pas de montrer qu’il n’était pas content du tout de voyager.

As-tu jamais remarqué que, lorsqu’un enfant n’est pas content, il sait toujours comment te le faire savoir ?

Il hurle, il devient tout rouge, commence une crise et la fait durer jusqu’à ce que tout le monde autour de lui se demande comment cette femme a bien pu être autorisée à donner la vie (sauf que nous sommes patients parce que nous sommes tous passés par là. Ça nous est arrivé à nous aussi.)

Mais les adultes font connaître leurs émotions d’une manière plus subtile. Ils hurlent, ils deviennent tout rouge et font une crise. Certains d’entre eux, en tout cas.

Nous avons nos propres façons d’adultes de faire des crises, qui rendent la situation encore plus gênante pour les autres, n’est-ce pas vrai ?

Silence glacial dans la pièce…

Lui : « Qu’est-ce qui ne va pas ? »

Elle : « Rien ! »

Lui : « Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal ? »

Elle : « Je te dis qu’il n’y a rien ! »

Il : « Tu es sûre ? »

Elle : « PUISQUE JE TE DIS QUE CA VA !!! »

Elle quitte la pièce en claquant la porte.

Un homme a dit qu’il s’est fâché contre sa femme et, pendant toute une semaine, il a dormi aussi près que possible du bord du lit. Ce n’était pas très confortable, tout particulièrement quand il s’est rendu compte à la fin de la semaine qu’elle n’avait même pas réalisé qu’il était en colère.

Les patrons peuvent taper du pied et grogner. Les adolescents boudent et font la tête, (à la fin de cet article, regarde ce qui est arrivé à Calvin, de la bande dessinée Calvin et Hobbs, quand son visage s’est figé avec une expression affreuse).

La façon dont nous exprimons nos colères dépend de la position qu’occupe la personne qui a inspiré cette colère et du prix que nous devons payer pour nos bouffonneries.

Par exemple, est-ce que le fait d’exprimer notre mécontentement vaut la peine d’affronter un front de froid glacial se déplaçant dans la maison pendant trois jours ? Ou d’être viré ?

Ou de permettre à une personne mesquine de profiter de nous ?

Y a-t-il un seul de mes estimés lecteurs qui ne se soit jamais mis en colère ou qui n’ait jamais essayé de manipuler les autres par ses actions ?

Oui, je vois ta main. Tu peux la baisser maintenant parce que je ne te crois pas.

Franchement, le fait d’agir comme un bébé, même si c’est la tactique d’un manipulateur de quarante ans, me porte sur les nerfs (sauf bien sûr quand c’est moi qui le fait).

Laisse moi te donner quelques conseils :

1. Mets-toi en colère (tu es humain, pas Vulcain).

2. Exprime ta frustration d’une façon adulte. Trouve un moyen d’en parler.

3. Passe au-dessus.

Dans cette méthode à toute épreuve pour faire face au mécontentement et à la frustration parce que tu n’as pas ce que tu veux comme tu le voudrais, la première étape est relativement simple.

Mais assure toi quand même de ne pas la gaspiller. Garde tes « colères » pour quelque chose qui mérite une « colère. » Sinon, tu es juste quelqu’un de colérique.

L’étape numéro deux est un peu plus délicate tant que tu es encore en train de bouillir. Donne à l’autre personne la possibilité de se calmer (à toi aussi). Il est particulièrement important de parler et de travailler à la paix lorsque le même sujet revient souvent.

Certaines tumeurs peuvent devenir malignes. Il faut les enlever et l’opération peut faire mal.

Assure-toi seulement que tu opères avec un scalpel et pas avec un marteau et une scie à métaux.

L’étape trois n’est pas aussi facile qu’elle le devrait et c’est notre faute. N’as-tu jamais remarqué à quel point il est merveilleux d’avoir RAISON quand quelqu’un te fait du tort ?

Tu peux savourer tes larmes, te baigner dans ton auto-apitoiement et te prélasser dans ta propre justice.

Passe au-dessus de tout cela. Ça n’en vaut pas la peine.

Les bébés attirent ton attention quand ils pleurent et pleurent et pleurent. Il y a des moments où je pense qu’ils crient juste parce qu’ils aiment ça. A un certain moment, pourtant, ça devient contre-productif.

Tu peux obtenir ce que tu voulais comme tu le voulais mais perdre le respect et l’amour des autres n’en vaut pas forcément la peine.

Quelques jours après l’épisode du bébé pleureur, je suis retourné dans le train. Alors que je m’installais dans mon siège, j’ai entendu : « Miaou, miaou, miaou, » répété plusieurs fois. Un gars avait son chat dans une cage, sur ses genoux.

Je ne sais pas pour toi, mais j’ai beaucoup plus de patience envers un bébé mignon qu’envers un chat geignard ou un chien qui aboie, aboie et aboie. Je ne veux pas être comme eux.

Alors, grandissons et devenons adultes. Ça sera beaucoup mieux pour mes nerfs.

(Pour voir le visage figé de Calvin–Calvin and Hobbs, Frozen Face  https://www.pinterest.com/pin/155796468329198627/)

Hmmm …

« Nous sommes tous confrontés à toute une série de grandes opportunités brillamment déguisées en situations impossibles. » Charles R. Swindoll

« Tout travail en valant vraiment la peine est à première vue impossible. » Thomas Carlyle

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Nouveau dans le magazine Victoire:

“Si Dieu peut faire quelque chose, alors pourquoi ne fait-il rien ?” –Une fillette de 10 ans était assise face à moi, perplexe par la parte d’un ami de la famille. Avec une maturité étonnante pour son jeune âge, elle réussit à articuler combien il lui était difficile de comprendre pourquoi Dieu pouvait reprendre le papa de deux jeunes enfants.

“Principes pour vaincre le péché sexuel” Nous vaincrons par une combinaison de délivrance divine et de discipline quotidienne.  Il note que si un homme veut vaincre la tentation il y a certains lieux (le magasin de journaux peut-être) à ne pas fréquenter et certaines situations (ou personnes) à éviter.

“La puissance d’un nom” Un jour, je me tenais en Normandie devant la pierre tombale d’un aviateur de 22 ans de l’armée de l’air américaine.

Toute la journée j’ai essayé d’imaginer comment ça s’était passé pour lui ce jour de novembre, il y a un peu plus de 70 ans maintenant.

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