Un tir-au-flanc de taille

Quand j’étais gosse, j’étais un tir-au-flanc de taille pour certaines choses (la maladie me visite toujours de temps à l’autre).

Le jardin potager de mon papa restait au sommet des choses que ce petit garçon voulait à tout prix éviter. Si papa voulait un jardin, lui, ça va, mais pourquoi me tirer dans l’affaire, moi ? Ils m’ont abusé, mes parents et grands-parents. Ils m’ont OBLIGÉ à travailler dans ce jardin !

« Vous allez vouloir manger de ces légumes quand ils sont prêts, alors il faut travailler maintenant » était leur argument. Mon oeil ! Oignons ? Haricots verts? Tomates? Qui aimerait manger de telles choses? Par contre si les bars de chocolat Snickers avaient poussé dans le jardin, ça aurait été une autre histoire !

Tout de même, quand les gens sont plus grands que vous, vous faites ce qu’on vous commande—mais vous n’êtes pas obligés d’en être content et vous n’êtes pas obligés de le faire de bon coeur. Alors, vous m’auriez trouvé, grimaçant sous un soleil chaud, tirant des mauvaises herbes têtues, souhaitant de tout coeur être en train de jouer au baseball.

Voilà quelque chose qui méritait votre énergie.

Mais les tomates ? Soyez sérieux ! Seulement un adulte aurait rêvé que ça valait la peine de travailler pour faire pousser une tomate.

Mon attitude permettait une petite exception
… Tôt, le printemps, quand la terre était bêchée la première fois, elle poussait des vers de terres. Mesdames, vous aurez du les voir ! Grand, gluant, les vers de terre se tortillaient un peu partout. Je ne les aimais pas pour leur beauté ni pour la sensation que j’ai reçu au toucher de ces petites bêtes, mais quand je les ai retiré de la terre fraîche, j’ai rêvé du gros, gros POISSON que j’allais attraper avec ces vers sales.

Pour dire que même les jardins servent à quelque chose. Pourtant, je suis content que je n’étais pas payé pour le temps que j’ai travaillé dans ce jardin-là. A la fin, je leurs aurais du de l’argent.

Saviez-vous qu’un jour Dieu nous jugera pour notre façon de travailler ?

« Et si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l’oeuvre de chacun, sans acception de personnes, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre pèlerinage. » 1 Pierre 1 :17).

Je ne crois pas que c’est une question du salut dans ce jugement mais Dieu considère notre travail et il nous récompense sur base de la façon et avec quelle attitude et quelle foi nous avons accomplit la tache pour laquelle il nous a placé sur terre.

« Pour ce qui est du fondement, nul ne peut en poser un autre que celui qui est déjà en place, c’est-à-dire Jésus-Christ. Or on peut bâtir sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses ou du bois, du chaume ou du torchis de paille.
« Mais le jour du jugement montrera clairement la qualité de l’œuvre de chacun et la rendra évidente. En effet, ce jour sera comme un feu qui éprouvera l’œuvre de chacun pour en révéler la nature. Si la construction édifiée sur le fondement résiste à l’épreuve, son auteur recevra son salaire; mais si elle est consumée, il en subira les conséquences.
« Lui, personnellement, sera sauvé, mais tout juste, comme un homme qui réussit à échapper au feu. » 1 Cor. 3 :11-15.

A la fin de 2007 une batiment résidentiel d’onze étages s’est effondrés, tuant plus de 30 personnes. Selon l’agence de presse Reuters : « Il a été construit comme un bâtiment à six étages en 1982 sans un permit de construire, disent les autorités. Le propriétaire a obtenu un permit plus tard mais il a encore rajouté illégalement cinq étages. »

Les autorités ont lancé un mandat d’arrêt pour plusieurs personnes impliquées dans l’affaire. Quelqu’un n’a pas bien travaillé, hein ? (pas seulement ceux qui ont fait la construction mais aussi les autorités).

Je suis content que papa n’ait pas lancé un mandat d’arrêt pour la façon que j’ai travaillé dans son jardin. Il m’a même laissé manger des pois et des haricots qui y ont poussé (après que je l’ai aidé pour les cueillir et les écosser !)

Un jour Dieu regardera notre travail de près pour décider comment nous avons travaillé pour Lui. Puis nous serons récompensé ou nous allons voir le travail de toute une vie partir en fumée éternellement.

Peut-être qu’AUJOURD’HUI sera un bon jour pour regarder sérieusement votre vie. Vous dépensez la plupart de votre énergie en faisant quoi ? Pour accomplir la volonté de Dieu de tout votre coeur ? Ou pour gagner plus d’argent, ou de vous amusez plus, ou d’être plus important ou bien considèré, ou vous apitoyer, ou … ?

Jugeons nous-mêmes maintenant s’avère beaucoup plus intelligent que d’attendre et voir tout s’écroule comme ce bâtiment en Egypte.

« Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. » (1 Cor. 11 :31, 32)

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Hmmm…ummm

« Là, au bout du rouleau est un endroit très saint. » inconnu (www.mountainwings.com)

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