Choisi mais cloué sur place

Tu as déjà été choisi, alors fonce !

Un jour, je me trouvais au culte du dimanche dans une grande église quand le pasteur a ressorti une démonstration qui date au moins de l’évangéliste D. L. Moody (1837-1899). « J’ai ici un billet de 100$. Qui le veut ? » a-t-il dit en montrant le billet.

Des mains se sont levées dans toute l’assemblée, surtout dans les premiers rangs où se trouvaient de nombreux étudiants, tirés de leur stupeur matinale par l’annonce.

Il a continué à parler, tandis que les gars et les filles des premiers rangs agitaient leur bras, espérant être choisis. Dans le même temps, un jeune gars a commencé à s’approcher de l’estrade.

Je gardais un œil sur lui et un œil sur le pasteur pour voir ce qui allait arriver. Je me demandais si le pasteur allait dire : « Attends une minute » et ajouter une clause quelconque avant de donner le billet.

Mais le jeune homme est monté sur l’estrade devant tous ces yeux curieux. Le pasteur lui a posé quelques questions et puis le gars a quitté l’estrade, plus riche de 100$.

Je pensais que le pasteur choisirait parmi toutes ces mains qui s’étaient levées quand il avait offert l’argent. Mais non, le jeune homme a ignoré tous ceux qui agitaient frénétiquement leur main en espérant être choisis et obtenir le prix.

Pourquoi n’a-t-il pas attendu d’être choisi ? PARCE QU’IL L’ÉTAIT DÉJÀ !

Le pasteur avait dit : « Qui veut ce billet de 100$ ? » Cela décrit 99,9 % d’une très large audience. Ce jeune homme et tous les autres dans cette grande assemblée avaient été choisis par la question : « Qui veut cet argent ? »

Mais un seul s’est levé pour aller réclamer le prix.

Choisi mais cloué sur place

Tous les autres avaient été choisis, désirant l’obtenir et attendant de voir ce qui allait se produire. Ils  sont pourtant repartis aussi pauvres qu’ils étaient venus. Un seul gars est reparti plus riche de 100$ parce que, non seulement il avait été choisi, mais il est allé réclamer son dû.

Il a eu le prix parce qu’il a cru en la parole du pasteur. Le prédicateur aurait pu dire : « Ha ha ! J’t’ai eu ! Retourne t’asseoir. » Il aurait pu ajouter toutes sortes de conditions, et puis dire au gamin : « Tu n’es pas qualifié. Retourne t’asseoir. Maintenant, voyons si nous pouvons trouver quelqu’un de plus digne. »

Évidemment, je pense que le pasteur aurait été chassé de l’estrade à coup de huées s’il avait fait ça.

Je pense aussi que le gamin est allé sur l’estrade avec une telle confiance parce qu’il avait grandi dans l’église et connaissait cette démonstration. Elle a dû être utilisée 10 000 fois par différents prédicateurs au cours des années (mais 100$ montrent que le coût de la vie a quand même bien augmenté. Le pasteur a dû se dire que les étudiants d’aujourd’hui ne dépenseraient pas d’énergie pour réclamer moins de 100$).

Dieu t’a choisi. Est-ce que tu réclames ton prix ?

Le dernier appel de la Bible fait écho à l’appel de Dieu pour tous ceux qui veulent le pardon, une relation avec Dieu et la vie éternelle : « Et l’Esprit et l’épouse disent : Viens. Et que celui qui entend dise : Viens. Et que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut, prenne de l’eau de la vie, gratuitement. » (Apocalypse 22:17)

Tu vois, c’est juste là, pour toi et moi : « Viens ! » Nous avons été choisis. Mais regarde, nous devons « prendre » le don gratuit de l’eau de la vie. La désirer n’est pas suffisant. Attendre n’est pas suffisant. En un sens, être choisi ne fait qu’ouvrir la porte et nous donner le droit d’entrer. Mais nous devons entrer et PRENDRE !

Il en est de même pour toutes les promesses de Dieu : « Et moi, je vous dis: Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe » (Luc 11:9-10).

Tant de promesses. Tu sais ce dont tu as besoin. Tu sais ce que la Parole de Dieu dit. Est-ce que tu oseras t’en emparer ?